16/06/2016

HYMNE A L'AMOUR...

 

Quand l’amour fout le camp, la haine se substitue,

Elle survient charger de rancune se mettre à la une.

Elle va jusqu’à se travestir pour se mettre à la page

De la faucheuse et ravir de dernières âmes à sa place.

Elle surgit de nos ténèbres comme un chardon épineux

Rase les murs, la façade, tout est noir dans son sillage,

Et quand elle nous sourit, ce n’est que pour mieux tuer.

 

Elle vient et elle se répand, offrant au vide son carcan,

Au poteau comme au charnier, elle se fait plus discrète,

On oublie sa présence, son essence, fruit de l’inavouable,

Haine de l’autre, haine du monde, de tout étrange excès.

Au pied de biche comme au cul des vaches, elle s’attache

A rendre l’atmosphère explosive en de fortes avalanches

Ruinant au passage les innombrables pousses en germes.

 

Elle n’a ni pitié ni tristesse et pas l’ombre d’un remord,

Au pied de la falaise ou elle pousse son monde en enfer,

Elle joue de son charme comme on joue d’un instrument,

Où la symphonie du destin mue en une oraison funèbre.

On se perdrait à la suivre dans son cortège si macabre,

Si au demeurant, nous tombions sous ses vilaines mains,

Toute joie que nous portons en nous, se verrait se faner.

 

De Damas à Paris et de Bruxelles à Orlando en Floride

Les orchidées que nous semons pâliraient d’une onde,

En laissant aux haschischins les beautés de ce monde.

Rien ne leur ferait plus plaisir, que de nous voir faillir,

Succomber à leur martyr en faisant fleurir la haine.

Merci à la vaillante, téméraire veilleuse qui nous inonde,

De l’esprit des lumières pour que jamais, on ne succombe.

 

 

 

22/04/2016

NOTRE BELLE HYPOCRISIE OCCIDENTALE

image.jpegNous fomentons des guerres dans leur pays, nous destabilisons leur région, nous les poussons à l’exode et nous les exposons à notre vindicte et à celle de leur père dictateur, que nous avons sciemment installer au pouvoir pour mieux les gérer, les contrôler et lorsque image.jpgcelui-ci dérape, nous tourne le dos comme toujours, nous envoyons nos sbires, nos bombardiers faire le ménage.

Et alors que le conflit n'a pas encore trouver une fin, nous mettons nos pièces sur l’échiquier pour un futur image.jpegproche, en finançant leur futur martyre, leur mort annoncée et leur amertume envers nos sociétés.

Nous dévastons leur terre, leur ville, leur maison, nous les poussons au désespoir et nous, nous étonnons, qu’ils viennent à nous, quémandant une aide par milliers vers nos belles démocraties vertueuses, qui les ont tant et tant fait rêver. Certes, nous donnons des leçons au monde entier, alors, que nous sommes dépourvus d’humanité.

Nous profitons de leur désarroi, de leur misère pour installer nos bases de profit, en exploitant les gisements de leur pays et quand nous avons tout extirper des entrailles de leur terre, nous leur laissons des trous béant, des cicatrices visibles que du ciel.

Nous leur créons des besoins inutiles, des rêves et nous leur fourguons nos vestiges, nos vieilleries, nos polluants ustensiles, nos ex-machina.

Et quand ça ne suffit pas, nous leur donnons des leçons de culture: Messieurs, tout cela est vieillot, voyez nos machines, nos ferments, nos graines, elles sont plus résistantes aux maladies, aux insectes, aux parasites. Nous leur vendons nos petites graines transgéniques, qui ne peuvent acheter que chez nous, ça va de soi, tel est le prix à payer.

Nous leur créons des besoins, des dettes pour mieux les domestiquer. La domestication se fait en douce, par dose homéopathique, Et nous les dopons à coup de millions pour en récupérer des milliards.

Nous allons même leur donner des leçons de savoir vivre, sur leur choix vestimentaire, leur culture, leur mœurs, nous savons ce qui est bon et mauvais pour eux.  

Nous leur donnons que peu de choix, puisque nous savons par nature ce qu’il leur faut, ce qui bien, ce qui est mauvais pour leur santé, leur spiritualité, leur économie. Nous leur prônons la liberté tout en distillant dans leur esprit ce néo libéralisme institué, ce néo colonialisme invisible aux bras tentaculaires, qui ne laisse rien au hasard.

Nous les affamons à perte et profit, nous spéculons sur les denrées, sur leur garde-manger afin d’asseoir notre pouvoir et leur dépendance.         Nous en faisons des êtres addictif de nos modes de vie et de nos besoins inutiles, en leur vendant du vent.

Alors, quand ils finissent par ingurgiter nos restes, nos déchets, nous les mettons à l'amande en élevant des barrières, des grillages à nos frontières. Nous installons des frontières uniquement à leur intention, nous les laissons pourrir dans les camps, nous les laissons mourir en mer, nous les Moise charlatans et trompeurs, insensibles à l’exode d'un peuple.

Nous les renvoyions vers la misère et une mort certaine, pire encore, nous payons pour que d’autres fassent ce boulot dégueulasse à notre place.

Et nous, nous vantons d’être des humains, des démocrates, les gens empreint de liberté et de justice. Nous mettons des masques pour ne pas respirer les odeurs nauséabondes de nos pesticides pratiques, nos divers optimisation fiscale, ces Panama-Papers, qui ruinent leur économie.

Nous construisons des tours de Babel pour nous protéger de nos semblables et nous les laissons mourir en bas de nos tours, dans nos abimes ténèbres.

Ils meurent par milliers sur les routes de l’exil, dans la mer emportés par l’espoir d’une vie meilleure et nous leur fermons nos portes au nez.

Et nous oublions du coup, l’organe qui palpite sous nos poitrines, ce muscle qui nous tient en vie et qui devrait de par sa nature nous rendre plus humain, plus proche, plus solidaire de cet autre qui nous ressemble, cet autre (hôte) qui vient à nous comme un frère viendrait au devant de son autre frère. Allons-nous garder le silence, nous taire devant la mort annoncée de nos Abel frères.

19/01/2016

KIPPA OU PAS?

La question se pose à vous juifs comme elle se posait à nous musulmans par le passé et encore aujourd’hui. 

En ce temps tourmentés, je préfère en toute conscience valider l’équité,  la liberté, le respect de l’autre, la vie plutôt que la mort et la violence.

Dans ces moments tragiques, la tendance, le réflexe est au repli, à la fermeture, le silence plutôt que la parole.  Alors que par jadis  juifs et musulmans vivaient en paix. Les  raisons  de ce divorce sont nombreuses et ne dépendent parfois pas de nous, mais des Etats et des conflits.                                                

Mais ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de vivre en paix sans devoir faire le fruit des amalgames, des  supputations.

Et nous, ne ferons pas fléchir ces acteurs de violences sans un effort d’unité de la  part du tout religieux.

Nous n’arrivons peut être pas à lutter contre cette "radicalisation" des jeunes, comme on dit de nos jours, un terme qui ne s’y prête guère à mon goût, parce qu’il ne fait pas  la part des choses, l’étude, les raisons, les facteurs  sociaux, politiques, humaines  de ce phénomène. Pourquoi cet engouement pour la mort, la violence, le crime?

 Réduire  l’être , l’homme à un rat de laboratoire, à un corps agissant sans esprit critique ni de résilience est une grande erreur. 

Réduire l’homme uniquement à son identité, sa communauté, sa religion,  c’est faire le jeu de l’extrême droite, qui n’a d’autres alternatives que  le renvoi, l’expulsion et  le rejet de l'autre «  je vous passe la patate chaude et je m’en lave les mains »

Je pense qu’il y a des choses à faire  sur le terrain, en amont, à l’école et dans l’espace publique. Il faudrait que mosquée, église, synagogue ouvrent leur porte, permettent  aux uns comme aux autres  de faire connaissance , d’apprendre à se connaître, seule une unité affichée peut inverser la courbe de ce fléau. 

Il nous faudra répondre aux questions, aux amalgames, à l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie sans langue de bois,  par de vraies réponses et non que par des  silences, des lamentations,  des futiles condamnations furtivement entre deux  attentats.

 A des vraies questions , il faut de vraies réponses de notre société, une société  unifiée, pacifiée qui n’oublie pas  que  l'humain  est au centre de ces  préoccupations.  Une société que ne voit pas que les  avantages,  les profits, l’économie substantielle,   qu’elle fait au fera au détriment de l’humain, de la solidarité.

Nous préférons construire des murs au lieu de les détruire. Nous préférons vivre entre nous, dans nos castes plutôt qu’avec les autres, de peur, par méconnaissance, par manque de courage, manque d’éloquence, manque d’insouciance.

Porter la kippa est-ce un acte  daffirmation identitaire qui supplante la dimension religieuse? Je ne me rangerai pas du côté de ceux qui veulent faire tomber des têtes, ces Robespierre aux allures de dandy qui prêchent à longueur de journée une guerre de civilisation.

Je ne sais pas ce que nous réserve cette part hostile de l'homme qui aime à verrouiller les esprits, mais je sais que nous pourrons toujours compter sur cette autre nature, cette singularité qui nous rend différent, inventif pour se défaire de l'obscurantisme, de la haine .

Le débat n’est pas sur porter la  kippa ou pas, mais bien comment faire pour vivre ensemble dans le respect de l’autre, de son voisin, cet autre miroir de nous même, cet autre étranger qui nous ressemble, qui est le prolongement de nous même et qui nous interpelle, nous questionne.

Pour cela, il faut agir ensemble, main dans la main pour en finir avec ces travers qui nous barrent le chemin.  Juifs et musulmans, chrétiens devraient se retrouver dans ce vivre ensemble  qu’ils appellent les uns comme les autres  de leurs voeux, ce même vivre ensemble qui  les   rassemblait jadis dans les jours sombres. 

Soyons pour une fois plus imaginatif, plus ouvert d’esprit qu’eux, opposant à ce mal toxique notre espoir en cette humanité commune.

Qu’importe nos différents, nos identités, nos cultes, nos religions, soyons comme le disaient avant nous, les illustres hommes, ces esprits libres, soyons des femmes et des hommes libres.  

Et même si nous ne sommes pas toujours pas d’accord sur certains sujets qui fâchent, ayant pour une fois le courage de nous battre pour qu’aucun de nous ne souffre de cette violence aveugle, mortifère qui ne fait qu’assécher nos âmes et nos esprits par sa haine du monde et de la vie.