24/11/2015

MUSULMANS !!!

LE SACRE DE LA REPENTANCE OBLIGEE ET DE LA GUERRE ...

 Musulmans vous êtes obligés de prendre position, de condamner, de descendre dans la rue, de faire repentance !

Une obligation de repentance pour des crimes que d’autres auraient commis au nom d’une religion, que nous partageons à travers la planète et dont les pratiques sont complètement différentes selon ses origines, sa cartographie, le pays dans lequel nous vivons.

Il suffit que des crimes soient commis à travers le monde par des criminels qui se réclament de l’islam, pour que des journaux de tout bord nous intiment l’ordre de prendre position, de condamner ces crimes  «  ce que nous faisons régulièrement sans que cela atteigne semble-t-il l’oreille de ces quelques érudits du petit écran, ces va-t’en guerre, ces petits intellectuels du désastre, qui n’ont qu’un mot à la bouche, guerre! Guerre ! Guerre!». ils n'ont guère de la suite dans les idées.

Difficile de faire abstraction de l’émotion, pourtant des musulmans meurent dans ces attentats, tués par ces musulmans qui se réclament d’un islam auquel nous n’adhérons pas, 80% des victimes de ce fléau à travers le monde sont des musulmans, mais cela personne ne l’enregistre, personne n’en parle à part peut-être Michel Onfray, a qui il faut reconnaître un courage par ces temps où les extrémismes reprennent de la voix. Merci Michel !

Faut-il descendre dans la rue, faire pénitence, se murer dans le silence, Que faut-il faire devant ces ultimatums répétés, qui mettent à mal le vivre ensemble, la paix civile?

Personne ne s’affranchit de ces crimes, personne ne reste insensible à la souffrance des familles qui ont perdu un de leur proche dans ces attentats odieux, mais de là a stigmatiser toute une population du fait de son appartenance religieuse fait le lit de la barbarie que l’on veut combattre.

Au delà de la discorde, de l’amalgame, de la vengeance inappropriée, du fait de guerre, auxquels certains s’accrochent pour ne pas trouver de solutions, parce qu’ils ont trop à perdre dans la résolution de ce conflit, qui perdure, et qui empoissonne la vie de millions de personnes.

Il y a des solutions possibles pour mettre fin à ce conflit, mais personne ne veut s’atteler au problème.

Les dirigeants du monde, le monde de l’économie, le monde financier, les industriels, les politiques ne veulent pas s’y atteler, parce qu’ils ont beaucoup à perdre dans la résolution de ce problème.

La guerre, les armes, le pétrole rapportent beaucoup trop d’argent à certains, ceux la ne feront pas abstraction de ce filon, de cette manne, de cette fortune.

La guerre, elle-même est un filon, elle produit autant de richesses que de destruction, alors la guerre comme solution ne résout pas le problème du terrorisme, elle ne fait que déplacer le problème.

Et ce n’est pas en bombardant toute une région, tout un pays, même si cela peut paraître légitime pour certain, un moyen pour d’autre de se faire justice par désir de vengeance , cela ne fera pas disparaître par le seul fait des armes ces groupes, ces extrémistes, ces semeurs de mort qui ne vivent que dans la haine de l'autre et le sang. Eux, ils ont la capacité de se fondre dans la population de disparaître et de renaître ailleurs, la seule victime de cette guerre, de ce conflit sera la population. Une population qui sera poussée à l’exil, à devenir des réfugiés, à grossir une immigration pour l'exploitation sauvage, à creuser le fossé jusqu'à étendre la fracture sociale.

Combattre le feu par le feu disent-ils, quelle perceptive, quelle notion de l’humain, quelle humanité proposons-nous aux générations futures de ces pays. La guerre sans une perceptive nouvelle, sans un choix de société, de démocratie, sans une vision globale de paix dans cette région n’a aucune chance de réussir. Veut-on remettre en selle les tortionnaires de leur peuple, les dictatures, les faux présidents, les monarques par les armes, la démocratie par la soumission?. La démocratie, la liberté se gagne dans le combat et la remise en question de soi-même et de ses actes au quotidien, elle ne tombe pas du ciel, ce n'est pas un dogme, c'est un apprentissage au quotidien.      Est-ce que l’invasion de l’Irak nous a servi à quelque chose, nous a t.elle servi de leçon, avons-nous appris de nos erreurs, pas le moins du monde, nous recommençons et nous persistons dans la démesure, jusqu’à la nouvelle confrontation des extrêmes.

Et c’est là, le grand danger pour le monde dit « libre », pour « la démocratie » et l’avenir des peuples. La guerre n’est pas la solution, je persiste et signe.

 

15/11/2015

Paris...

L’effroi, l’horreur, un massacre, pas assez de qualificatifs pour nommer les attentats de Paris.
Dernièrement l’ancien ministre  M. Badinter disait lors d’un débat sur le terrorisme et la loi à l’université de Genève toutes les difficultés pour un état de combattre le terrorisme dogmatique. Un terrorisme qui se sert de la religion, d’un dogme pour perpétrer ses actions, qui soumet toute une région et sa population à sa propre lecture et pratique de la religion.Comment peut on se faire justice en perpétuant l’injustice, comment peut on sacraliser la mort au lieu de la vie, la guerre au lieu de la paix, l'horreur au lieu de la beauté de notre monde?.
80% des victimes du terrorisme à travers le monde sont des musulmans, des musulmans tués par d’autres musulmans qui s’approprient la parole, le coran, la religion pour légitimer leurs actes odieux. Bien-sûr, ils se disent en guerre,en droit de riposter contre les agressions des états occidentaux qui mènent des frappes en Syrie, , mais est-ce que ceci justifie une pareille tuerie ?
Comment combattre ces semeurs de mort, ces haschichins sans perdre son âme, le sens des responsabilités, le respect du droit et de l’humain.
Parce que le danger est toujours là, présent, il suffit de peu pour que nous perdions l’esprit de ce qui nous rend différents,qui fait nos valeurs, de liberté, d'égalité, de fraternité  et que nous succombions de facto à cet élan si facile de la vengeance et des amalgames au détriment de l’humain et de la raison. Face à ces hommes de la mort , nous devons rester ferme, debout et solidaire,sans succomber à la haine. Solidaire dans la résistance.

 

22/09/2015

De ma chaise roulante, je vois...

2 septembre 2015,

Place du Bourg-de-four

 Le monde va et vient dans l’insouciance. Moi, devant la Clémence, l’inquiétude et la peur me taraudent l’estomac. C’est la première fois, que je vais être confronté  in-vivo avec les êtres vivants de la vieille ville. D’ordinaire, mon parcours s’arrête aux bastions. Je ne crapahute là que lors des manifestations du service public ou pour apporter des documents à la gérance immobilière municipale ou lors d’un passage d’un ami d’enfance me rendant visite au pays de Dunant. Pour faire connaître à ce cher ami  le patrimoine Genevois, je l’accompagne jusqu’au musée d’histoire en passant par les canons et la Cathédrale, une excursion de quelques minutes à peine et je le redescends illico presto dans mon porte bagage dans mon bon quartier de Plainpalais. Là,  dans mon milieu entre nous autres dans un bistro crasseux, je retrouve mes airs, mes aises, j’allonge les jambes sous la table et fait du grain à la jeune serveuse. A la clémence, tout me fait peur jusqu’au décors et j’évite de jeter le moindre regard sur la carte.  Putain, il y a du monde. Je tremble déjà des jambes en poussant ma chaise roulante devant moi. Quelle galère ! Quelle misère ! Tout cela pour sensibiliser la population à l’idée qu’elle va vieillir inéluctablement et qu’il faut penser au futur en devenir, construire plus de maison de retraite et engager plus de  personnel soignant pour subvenir à leur besoins les plus élémentaires. Mon cerveau reptilien hausse des épaules, il me dit à l’oreille : Qu’est ce que tu veux qu’ils fassent avec tes vieux, tout le monde s’en fout royalement.  Les vieux sont bien là ou ils sont, ils ne dérangent personne et ils nous foutent la paix. De quel droit le prénommé M… cet étranger vient nous donner des leçons. Le savoir vivre, c’est qu’il reste chez lui.  Nous lui concédons déjà une petite place chez nous, alors qu’il travaille et ferme sa gueule, c’est ça le vivre ensemble helvétique. Vraiment aucun savoir vivre ces étrangers. Puis d’abord d’ou il vient celui-là, avec un nom pareil. Chez lui, ils n’ont même pas de toilette. Ils chient partout à même le sol ou bon leur semble, des barbares. Mr Longchamp passe devant moi  avec sa cour, attention le roi est  de passage, on s’écarte sur son chemin. Il ne faut pas entraver la course du roi. Regards croisés, regards fuyant, on allonge le pas dès fois que le moteur humain cale au milieu du chemin devant cet objet indésirable. J’installe ma machine de guerre sur le trottoir, une chaise roulante rougeaude qui annonce la couleur. Me v’là  au devant de la scène, dans le grand théâtre de la comédie divine du quotidien. Mes acolytes arrivent avec une  banderole, l’installent, dressent le chapiteau pour que je rentre en scène. Une heure après v’là la presse qui débarque, je suis dans mes petits souliers, tout ce monde rien que pour moi, étrange manège, alors qu’il y a des enfants qui meurent sur une plage pour échapper à la guerre et que l’on marque des humains comme au temps du nazisme. Dans ma tête, le monde déroule son tapis et il n’est pas toujours au goût du jour. Il ne faut pas singer les vieux ! clame depuis Mr Poggia. On comprend aisément, qu’il ne connaît rien aux vieux ni aux maisons de retraite, que l’état finance.  C’est le genre de personne qui se complait dans l’accommodement, il faut faire avec… la politique de la ménagère, c’est de faire avec les restes. Il fait avec ce que Longchamp lui a laissé comme héritage, n’est pas Olivier Segond qui veut ! Et on ne copie qu’une fois le maître. Le lendemain, je fais paraît-il un tabac chez les médias, même Mr Barthassat en est jaloux. Tout cela pour une chaise roulante ! Disent les mauvaises langues. La chaise roulante n’est que le symbole d’une dépendance, faites en l’essai. Madame Salerno m’offre un peu de chocolat, un peu de douceur dans ce monde de brutes. La ville ne peut rien pour moi. Le canton oui ! Mais il fait la sourde oreille.  Le budget est devenu son obsession.  Il faut réduire la grande voile, le Neptune est à quai, le capitaine est désemparé, il ne veut pas finir sur le trottoir parmi le petit peuple.  Les gens me parlent des problèmes rencontrés dans les EMS, je tends l’oreille, le message est clair, ils veulent plus d’écoute, plus de temps, un meilleur accompagnement et du respect. Thalys une stagiaire me raconte ce qu'elle a subie et comment elle a été traitée lors de son stage dans une maison respectable, le couperet est tombé à quelques jours de la fin de son stage « vous n’êtes pas fait pour ce métier ! dit la formatrice. cela  ne l'a pas empêchée de réussir son stage dans une autre maison, haut la main, sans avoir à pleurer ni supplier que l’on veuille reconsidérer la sentence. Je suis effaré par le nombre de plaintes, par l’incurie de notre système,par l'insuffisance de nous autres soignants. Et pendant, que je me faisais des escarres sur ma chaise roulante, des politiques bien-pensants retiraient le X de Bernex pour arriver plus vite au panthéon bernois. il y a toujours une voie royale pour les X en berne. S'il suffisait d'enlever des X, nous serions tous frères et soeurs dans ce charmant palais du bout du monde, qui sert tous les intérêts sauf les nôtres.

La suite prochainement...