07/06/2016

MOURIR A LA MAISON, POURQUOI PAS!

Parfois crainte, de temps en temps espérée, jamais sollicitée sans une raison valable indépendamment de nous et souvent liée à une maladie incurable ou à la vieillesse.

La mort ce train que l’on espère rarement prendre, mais que l’on attend parfois avec des prières dans une chambre transformée en quai de gare, en une aire de fortune, le corps en souffrance, en douleur, tenant par miracle, l’esprit tantôt apaisé, tantôt révolté.

Elle se sollicite en secret, loin des murmures de la vie, loin du flux et des reflux qui nous donnent souvent qu’un supplément d’espoir, quelques mois, quelques jours de plus.

Un espoir limité, hors temps, léger comme un souffle arraché à l’halo venant éclairer de sa lumière cette enveloppe qui sera bientôt et enfin rendue à la terre.

On l’espère légère par moment de lucidité, quand on ne peut plus rien pour soi même et pour les autres, après un travail de longue haleine.

Et quand elle arrive en lieu et à la place de celui que l’on aime par dessus tout, on est content que cela se passe sans tristesse, sans terreur parmi et entouré des siens.

Dans cet instant hors du commun, elle nous rapproche de ceux que l’on a tant et tant aimés avec plaisir et dévotion.

Mourir quelle belle affaire, mais vieillir !... disait Jacques Brel pour conjurer la vieillesse.

Vieillir en bonne santé, dans son logement, parmi les siens, entouré de ses objets, de ses amis, son animal, ce compagnon de route, quand l’autre cet ami de toujours, soleil de votre jeunesse a laissé un grand vide en désertant la place sans crier gare.

Vieillir et mourir hors champs, loin des caméras invisibles, ces yeux habilités à regarder les autres mourir dans la compassion, entre deux sonnettes d’alerte, dans cet Home, que l’on n’a pas souvent choisi et qui se présente comme l’ultime recours factice de son domicile.

Vieillir et mourir dans ses draps, dans son lit, dans sa maison ou son appartement, avec le bruit du voisinage qui nous remet en mémoire les souvenirs enfouis du passé et du présent, qui nous rappelle que la vie est un bien précieux, qui ne dure qu’un temps.

Mourir chez soi quel bonheur, quand cela est possible, quand tout est réuni pour que cela se passe bien.

Mais pour que cela se passe bien, il faut une structure, du personnel formé, des proches, un réseau, une volonté commune pour que cela aille dans la même direction, le même but, permettre aux malades de finir les derniers jours de leur existence chez eux.

Bien sur ça demande de l’argent, des finances, mais sans être comptable de tout, n’est-ce pas plus louable de mourir chez soi entouré de ses proches, qu’ailleurs en terre étrangère, loin des siens.

Je ne suis même pas sûre qu’au niveau comptable, cela coûte plus cher que dans un Home ou une maison de retraite.    

Pourtant, ailleurs, de par le monde, cela se fait, bien des gens malades retournent chez eux, mourir dans leurs habits du dimanche, avec tout autour la famille, les proches et les amis sans avoir plus d’argent ou de bien, que nous avons dans notre société.

Quant à ceux qui doivent partir, mourir, ils partent en paix en ayant vécu cet instant, ce trait d’union entre les vivant et les mourants sereinement. Et lorsqu'ils ferment les yeux, ces grands battants pour cet ultime voyage qui nous attend tous indépendamment de nos cultures et nos croyances, c'est avec une sérénité palpable et le coeur léger.

Il n’y a pas besoin de déprécier ou de vanter la mort à l’hôpital ou en Home, il s’agit de pouvoir choisir, de ne pas renoncer à mourir dignement chez soi, si cela est possible.

Et si je devais comme un chacun à l’instant du départ choisir le lieu de cette finalité, je choisirai sans aucune hésitation mon chez moi, auprès des miens, parmi mes objets, mes souvenirs, le fruit de ma singularité.

 

02/06/2016

QUEL EST LE CRIME DE KARIM...

Quel est le crime de Karim ?

Est-ce de toucher des millions, de jouer dans un club prestigieux, d’être un des meilleurs buteurs français, de venir de la banlieue, d’avoir réussi, d’être français de parents algériens, de ne pas marmonner la marseillaise, de ne pas être dans les faveurs de la république et des gouvernants ou bien de s’appeler Karim !                         

Que faut-il faire pour plaire à la France et aux Français qui doutent de l'intégrité de leurs propres ressortissants?

Se renier, se taire, faire cause commune jusqu'auboutisme, se plaire dans l’image de la gente de banlieue, telle que les français s’en font ou supputent l’être…

Dire Amen ! Et se complaire dans l’évangélisation identitaire chère à cette droite Nationale, sans jamais ouvrir la bouche ni lever le ton.

Est-ce un crime de dire que le racisme est en augmentation et qu’il y a une influence de front national en France.

Est-ce un crime de dire «  que Didier Deschamps n’est pas raciste, mais qu’il a cédé à la vindicte populaire d’une partie raciste de la France.

Est-ce que les enfants nés français sur le sol français, mais de parents étrangers sont reconnus comme tels dans l’identitaire Français ?

Mais oui ! Il y a du racisme en France et cela ne date pas d’aujourd’hui.

Oui ! Les français de parents étrangers et particulièrement de l’Afrique du nord ne sont pas reconnus comme faisant partie de la communauté française, malgré toute leur bonne volonté. Et pourquoi, sont-ils systématiquement renvoyés à l’origine et l’identité de leur parent, dès qu’il y a un problème, un soupçon de crainte.

Vrai aussi comme dit Guy roux » «  s’il s’appelait Jean-Claude et était né à Brest, on n’en parlait pas autant ». La réalité est qu’un prénom francisé et un prénom arabe n’ont pas les mêmes résonances dans l’esprit d’une partie de la population française.

Sauf! Et à une exception près…Si l’arabe fait partie de la classe des élites, riche des millions et finance le plus grand club de France.

Pourquoi la banlieue est systématiquement montrée du doigt, faisant partie d’une caste de pestiférés, d’intouchables n’ayant aucun droit de cité, alors que sa population française de parents étrangers y travaille, y vive, crée, consomme sans devoir toujours se regarder dans le miroir et se justifier de ne pas être à l’image de cette vieille France, tant et tant idéalisée, accoutumée à la transgression et à la discrimination.

Quant aux vénérables hommes donneurs de leçons de SOS racisme, qui viennent nous vanter le mérite d’être français au sein de cette république des privilèges octroyés et des semblants communs. Ils savent bien mieux que les autres, qu’ils ne sont que le produit de la pouponnière du parti socialiste.

Pensent-ils être mieux entendus en vivant hors sol comme leur compagnon de route de la basse-cour, j’en doute…

Faut-il tuer dans l’œuf le débat sur le racisme ou l’ouvrir enfin!  

Ne faut-il pas mieux pour une société affrontée ce fléau,que de se  repaître continuellement de la chair de son cadavre en prétextant que ce n'est pas le moment... A entendre les gouvernants , les hommes politiques ce n'est jamais le bon moment ! il faut toujours remettre la chose à une unième législative.

Faut-il sous prétexte de la grande messe des communiants d’une France retrouvée dans l’Euro faire fi des problèmes existants sur le territoire, dans la banlieue, dans les quartiers, faire l’autruche et mettre le cadavre dans l’armoire en attendant de meilleurs jours.

Faut-il feindre le crime ou tuer la victime ?

 

 

 

04/04/2016

BONJOUR! la gauche moribonde.

      Un petit feu de paille couve sous les jonquilles pour annoncer le printemps, alors que la rentrée politique de notre extrême gauche genevoise se fait dans la délation et les petites querelles intestines. Il n’y aura pas de fête du printemps dans la tête délirante de nos paranoïaques mécènes de la gauche plurielle. Et j'ai bien peur qu'il faille s’attendre au pire dans les mois à venir.

      J’ai tendance à noircir le tableau malgré moi, j’ai encore en esprit le dernier scénario, mais là, je crois que c'est la grande tuque tricotée main avec le pompon et pas seulement rouge.

      Si ça continue, il va falloir bientôt mettre une cagoule ou un voile pour s’identifier parmi et d’entre les justes : Chassez le naturel, il revient au galop. Il faudra bien plus qu’un Hans Brinker pour palier à l’implosion.

      Nos chères tendres têtes chauves vont se donner à cœur joie, se faire une guerre d’enfer, se battre à la hauteur de leur espoir de briller au firmament de l’obsession publique du pouvoir. Le serment Trotsky- stalinien, syndicaliste ne fera pas l’affaire cette fois ci et les bonnes œuvres de la réconciliation n’y feront rien. C’est peine perdu... A moins que les bien pensants de cette gauche se laissent à aller à la reconstruction du contrat social.

      Il y a encore de l’espoir nous disent-ils en se déchirant. Mais moi, j’ai de la peine à dire Nous, pour me faire à cette idée de descendre dans l’arène une unième fois pour se faire biffer une fois de plus par cette gauche qui n’a plus d’ouvrier en son sein, mais qui se gargarise de faire partie de la classe ouvrière. «  Ma petite entreprise fait le Buzz malgré la crise », les patrons au secours de la Gauche, ça ne s’invente pas, regardez les ! Ils seront bientôt tous représentants de la classe ouvrière, alors que dans les commissions, ils enterrent la voix du peuple, ils mettent fin au espoir des vieux en crucifiant sous le blabla des tonnes de pétitions.

      Il faudra plus qu'un Nous pour refroidir les ardeurs des chiens de garde, maquerelle en sainteté dans le haut pavé des groupuscules. Il faudra plus qu'un Nous pour éteindre la Babel impie des langues enflammées qui distillent la déraison, quant ce n’est pas le poison de la haine. Souffrance avérée ou pas, complot en sourdine, silence et calcul, la facture sera lourde de conséquences. Alors, j’hésite à pousser dans la fosse commune les derniers vieillards atteints du syndrome du glissement si indéfectible, si imperfectible, si tranché par nature chez nos leaders, qui rempilent pour se distinguer des retraités, qu'ils assomment de bals musette.

     A ce panthéon chacun veut un siège pour le maître du céans, alors qu’il n’y a en ce lieu que mort, déchéance et tombe.

     Les étoiles ne pâliront pas pour autant dans le ciel et la voute céleste ne nous tombera pas sur la tête comme chez nos voisins de Gaule. Le ciel est limpide et l’oracle ne prédit ni aventure sereine ni temps radieux dans le futur chez la race des seigneurs ni même chez les gueux, ces amoureux du terrain en friche et de la biodiversité.

     Il faudra faire avec ce que la vie nous donne comme projet et rien de plus, pas la peine de s’éreinter à vouloir concilier l’inconciliable. Alors pour une fois, chers camarades : Déchirez-vous, Étripez-vous, mais sans Nous !