22/07/2014

A NOTRE DAME DES PÂQUIS

* "un peu d'humour dans cette actualité morose".

 

Dans la nuit chaude-pastel

Je fais la belle dans la ruelle.

Il y a du monde au portillon,

Mais pas assez de canon.

Il faut garder la tête froide

Et faire le deuil des yeux.

Je vois un qui rapplique,

Avec un grand corps vénal

Je sens que ça va faire mal.

C’est la ritournelle du désir,

Si tu veux, je te fais plaisir,

On monte à la loge-violon

Que je parcoure à tâtons.

Il sort son wistiti du bocal

Ça m’la coupe, j’ai un râle

Le gorille n’a rien, que dalle.

Il ne faut pas toujours croire,

Que la vie d’une pute est banale.

Pas le temps de faire de la philo,

Une bonne, bonne douche froide

Et me voilà bonne pour le service,

Le client est roi et votre servante

Est sa bonne.

Je me dis parfois quand j’imagine

Une autre vie hors de la turbine,

Dans un monde souple et parfait

Loin des tracas et des combines

Qu’à votre seigneurie, il en plaise

Ainsi qu’à Marie d’entre les belles,

Sous d’autres cieux plus cléments

On me dresserait bien des chapelles.

 

 

 

 

21/07/2014

Autodidacte et sans parti

A ceux qui traitent l'autre d'intégriste, islamiste et censeur etc...

Ils voudraient bien me mettre en cage,

Tenir un bon discours qui soit à la page.

Je voudrai bien être fier de ma singularité

Mais pour cela, il faut jouir d’une liberté.

Ils veulent, que je me conforme aux usages,

Faire une tonne de lèche et rester bien sage

Et pardessus tout, Ô miracle tenir sa place.

Pas de grande discorde sur la fine interface,

Là où tout le monde s’encule sans panache.

Dans mon gourbi ou tout lâche sans tâche,

La vermine du front vient faire son Crash.

Je n’ai pas de missile à dispos ni de canadair,

Mais, je leur en filerai bien un Canada dry.

Puis comme, il faut oser remettre le son

Et ne pas faire dans l’éternel canasson

Au service du petit candidat président.

Je persiste et signe dans la déraison

 Pour ne pas faire parti de ces cons.


15:40 Écrit par Mkenzi dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | |

20/07/2014

LES MAUVAIS JOURS


Un palestinien et un israélien face à face

L’un tient un fusil et l’autre une pierre

Est-ce que l’histoire seigneur se répète ?

Et nous voilà replonger dans le mythe

Du mauvais remake de David et Goliath.

Mais à cet instant précis de l’histoire

Le David d’hier est devenu le Goliath

Craint qui terrassait à cri son monde

Et le palestinien un David qui s’ignore.

Je ne réécris pas l’histoire, impossible

Mais, je constate à défaut d’y croire

Pour celui qui sait voir, voit une farce

Où l’un joue avec les nerfs de l’autre,

Mais qu’à la fin la justice triomphe.

Assis sur une pierre le diable ricane

Il sait lui que rien, rien ne dure jamais

Qu’à la fin de tout ère, on tire un trait,

Et l’humain oublie que sous tout portait

Peut se cacher tant de mauvais attraits.

Sous le cadavre anonyme, il y a un être,

Qui espère comme un chacun être libre.

Qui cherche en vain le chemin de Damas,

Croise sur sa route un autre comparse.

Mais qu’importe, un jour, jour peut-être

Les Rabin'S les Arafat'S auront eu raison

De s’allier contre notre grande déraison.



Ps.  la poésie ma seule arme contre l'impuissance qui me terrasse à chaque conflit humain.