19/11/2014

Ce matin, j’ai chaussé mes godillots...

SAM_0273.JPG

 

J’ai mis mes chaussures de marche et pas à pas j’ai fait comme les milliers genevois pour me rendre à mon travail. Aujourd’hui, il y avait un côté magique dans nos ruelles, plus de bruit, plus de bus, plus de tram, juste des genevois face aux genevois, des genevois dans la rue épurée de tout transport public.  C’était bon-enfant et tous à vélo, à pieds, en trottinette chacun dans ses bottes pour le meilleur ou le pire se sont rendus à leur école,leur travail sans animosité .Et comme eux, je ne me suis pas retrouvé pris en otage, j’étais ravi de marcher dans une cité enfin remise à la population. A vrai dire, j’étais même pour une fois très content de marcher, de vagabonder dans les ruelles apaisées. J’ai trouvé les gens plutôt souriants, compréhensifs, presque un chouya solidaire avec ces grévistes. Si j’étais un homme politique, je ferai au grand-conseil la proposition d'un week-end par mois sans transport public. La marche est bonne pour la santé.

 

 

04/09/2014

UN JOUR LA PAIX

Entre offense et pardon la haine demeure Salomon,

Ce semblant d'injustice coupe les jambes à la raison.

Entre vos guerres et notre pardon qui tarde à venir,

Verra-t-on  un état d'Israël et une Palestine libre?

 

Verra-t-on Elie retenir dans sa main la main d'Ali,

Sur la grande esplanade deux frères boire le thé?

Verra-t-on nos maisons s'ouvrirent à l'ami,

Venu nous rendre visite de Judée, de Samarie ?

 

Verra-t-on le frère marcher dans les pas de son frère,

Dans le grand désert renaître la belle terre promise?

Verra-t-on les enfants jouer à autre chose qu'à la guerre 

Et la paix régnée enfin sur les armes soumises...

 

 

 

 

 

28/08/2014

FREE HOME

 

 Vu du ciel, je ne suis qu’un ver perdu dans la masse,

A peine visible pour être toucher par la grâce.

Pourtant, je me démène, je m’affiche sans cesse,

Afin que l’on m’aime, pire que l’on me haïsse.

Je me donne en spectacle, je fais le pitre,

Il y a ceux qui aiment, d’autres qui détestent,

Mais qu’importe, il faut être à la page du net,

Entre Brad Pitt et je ne sais quelle starlette.

Je me nourrie à la marmelade in London,

Ça fait chic, alors que je l’achète chez Lidl.

Parfois je m’aime, parfois je me déteste,

Quand je n’ai pas la frite, ouf je m’invite,

Je fais une bouffe et je prends une cuite

Je me filme, une fois le cid, une fois Chaplin

Sur Facebook, matin et soir je me reluque

Et pour tenir la forme, la pêche, je me dope,

Je n’ai pas la tête dans le cul, mais presque.

Quand mes amis s’inquiètent, je fais une cure,

Je me fais discret et je me travaille au cutter,

A la dure dans une clinique du côté de belle idée.

Je retrouve des anciens de la classe, du splendid

Et des infirmiers trash, qui tirent sur la comète.

Je reprends le goût pour les ballades en groupe,

Les petites choses, des heures à ne rien foutre,

Des journées à fixer le même objet dans le doute,

L’essentiel est dans la contemplation existentielle.

Parfois, je fais une fugue, j’enjambe les barrières,

Je fais un tour dans mon armoire, je fais une rixe,

Un tri sélectif dans ce maudit linge qui me nargue.

Je prends une barque, je fuis le home par la fenêtre,

Mais il y a des gardes chiourmes à tous les étages.

Alors je retourne au stade anal, j’en file ma couche

Et j’attends que la vilaine harde, enfin me recouche.

Allo le 144, ça urge monsieur X fait une rechute…

Free home,

Free home,

Free home,

 

Free Homme.