12/02/2016

Le concept de l'art de vivre en HELVETIE

*  Pour vivre en suisse, un étranger se doit d’appréhender les moeurs et coutumes du pays, les usages propres à l’Helvétie. Et user de l’usage du consensus, ce précepte propre à la société.

Primo : il faut être attentif à l’image, à l’image que l’on donne de soi. N’oubliez jamais l’importance de l’image. L’image fait tout ou presque. C’est à la fois votre carte de visite et votre carte d’identité.  L’image fait tout, elle ouvre la porte où la ferme aussitôt. C’est une des clés de la réussite. Elle a son importance, le monde n’est pas aussi lisse que l’on croit. Il faut être dans la haute couture, dans l’esprit Channel, tout se mérite.

Secundo : La neutralité est un concept qui marche, qui a fait ses preuves, c’est la vitrine de l’Helvétie. Elle est aussi importante que l’image. Ne faite pas l’erreur de ne pas y adhérer, ne faite pas de la résistance pour de la résistance, il vous en cuira. Faites en votre denrée, nourrissez-vous de cette essence, user même d’elle comme on use d’un bien précieux. Ne vous acharnez pas contre un bancomat, parce que vous avez fait une erreur de saisie… Cool, détendez-vous, faite le vide, absorber intérieurement votre colère, elle ne doit pas apparaître au jour. N’en faites pas usage, faites un repli stratégique, souriez, affichez votre plus beau sourire et riez, riez, vous êtes peut-être filmé, peut-être !…

Tertio : il faut être avenant,  serviable, souriant, ne soyez pas sujet  à l’infanterie espagnole, ne chargez pas sans raison, ayez l’esprit tactique, ce n’est pas une marche militaire. Le relationnel c’est primordial. Faites vous avenant, à l’écoute, serviable  sans être servile. Souriant, le sourire est la clé de votre intégration. Un homme qui rit est un homme heureux. La suisse est un paradis terrestre, cela peut être aussi l’enfer pour celui qui ne  se plie pas à ses règles à ses lois, à sa morale.  Alors, pliez-vous, vous ne perdrez pas votre âme, soyez un philosophe, soyez dans la contemplation terrestre, imaginez que vous êtes un suisse des montagnes, un amoureux de la nature, des petits oiseaux, des rivières, de l’espace, des hautes cimes, des vaches, du couché de soleil et les portes s’ouvriront devant vous comme par enchantement. L’amour des choses ouvre toutes les portes, même ceux du cœur et de l’amour qui sait ! Vous tomberez peut-être amoureux d’une Helvétie à l’esprit ouvert, allez savoir. Elle vous donnerait du septième ciel sans transition, à foison. L’amour ça se cultive, ça s’arrose, c’est comme les fleurs, ça demande de l’attention, de la présence, du sérieux. Ne soyez pas de ces brutes, de ces barbares sanguinaires, ne vous faites pas rustre, ne soyez pas le frustre, le petit campagnol, ne soyez pas un gai-luron, mais un joyeux compagnon dans l’âme et l’esprit.

Quarto : Etre un  bon travailleur, ça de l’importance. Le suisse aime le travail bien fait, il en fait un principe, ne le décevez pas, il en serait déçu. Ne faite pas usage du père Lafargue, le droit à la paresse n’existe pas en Helvétie. Alors, faite de celui-ci votre livre de chevet pas une philosophie ni une vie et surtout pas votre politique, ça serait un sacrilège, un crime de lèse-majesté. Le travail, c’est ce qui fait de vous un être à part. travailleur dans l’esprit, dans l’âme, ayez le cœur à l’ouvrage. Charger la mule plus que d’ordinaire, il faut que ça se voit, que ça se remarque, sinon c’est cuit. Il faut travailler avec l’esprit du sacrifice, l’esprit d’être utile, d’être indispensable, mais pas irremplaçable, ne vous gourez pas de maxime  «  un de perdu, dix de retrouver » ne l’oubliez pas. Ne jamais rien refuser à son précepteur, à son employeur, pas même une charge supplémentaire. Il faut faire état de votre sollicitude bienveillante. Il faut faire voeux de  silence, de travail d’utilité publique, soyez docile, suggérez lui, faite lui en la proposition et vous en ferez un homme heureux. Il  viendra peut-être même à vous offrir un café, qui sait ! Mais n’espérez pas en faire un ami, vous ne serez jamais ami, parce qu’en suisse, un patron se doit de cultiver la distance. Il ne lui sied guère d’être dans la promiscuité. Il fera peut-être un geste d’humeur dans un élan de contentement, par satisfaction du travail rendu, mais jamais il ne fraternisera. Il faut en être conscient, ça évite la déception mortifère. Il faut être un orfèvre du travail bien fait, un amoureux du chocolat, tout est question de temps, d’heure et de plaisir, soyez soyeux, lisse envers et contre tout. Et votre étoile ne pâlira jamais, vous serez hissé au mât comme un drapeau pour votre droiture,  pour vos actes, votre travail. Vous deviendrez peut-être même un président de perchoir, un député du MCG, PLR, PDC & Cie, un homme que l’on ne citerait que pour l’exemple, mais un membre influent de L’UDC, il ne faut pas rêver ! Ôtez vous ça de la tête.

Quinto : La relation à la gente  féminine et au sexe. Ça ! C’est le diamant serti sur de l’or blanc à ne mettre qu’au petit doigt les jours des inoubliables soirées.  C’est le bien le plus précieux, le domaine de l’orfèvrerie par nature. N’essayez pas d’en être l’intrus sans autorisation, sans permission, sans invitation.  Ne soyez pas de ces hommes pressés, imbus, gloutons, qui dévorent au lieu de savourer avec un certains plaisir de la chair, la délicatesse des choses permisses, acceptables. Ne soyez pas de ces charnels frileux qui se consument comme les derniers battements d’ailes des phalènes. Ne soyez pas pressés, prenez le temps, faites bonne figure, n’ayez pas à l’esprit l’engeance des voleurs, ne soyez pas  de ces vampires assoiffés de fureur et de sang. La gente féminine n’aime pas l’état d’urgence, elle en a horreur. Il faut être câlin, mais pas trop non plus, il y a des limites dans l’introspection. Il faut être attentif au moindre bruissement de l’âme, au moindre murmure de votre compagne, c’est la moindre des conduites, c’est même l’usage, l’art de vivre en couple. Cela ne veut pas dire que l’autre, cette étrangère est une terre conquise, en état de servitude.  Ici, ce n’est pas Cologne, un soir d’égarement  menant au bal outrancier nos circoncîtes morales. Il ne serait guère avisé de s’instruire en docteur des mœurs, ici on n’aime guère le toucher et le touche fesses et rectal encore moins. Alors prudence. La prudence est la mère des vertus, ne sortez pas du rang, ne sautez pas sur la première venue, parce qu’elle est seule au milieu de la nuit, libre, vivante, insoumise. Elle n’est pas une phalène un papillon de nuit, elle ne cherche pas à se brûler les ailes au contact d’un feu follet nocturne. Ayez à l’esprit que la liberté, vôtre liberté finit là ou celle de l’autre commence, n’allez pas offenser l’autre dont vous êtes l’hôte.  Il faut être un prince, un charmant prince avec l’élégance d’un seigneur, se faire humble serviteur, prendre un bain d’humilité, de sagesse, se faire à la magie de l’amour consentie sans la brutalité et les violences de l’égarement. Ici, il n’y a pas a user de violence ni de fourberie, ici, il n y a ni esclave ni maitre, ni serf ni seigneur, ni dominé ni dominant. Ce n’est pas un jeu, un artifice, vous n’êtes pas l’exaucent de quelques désirs inassouvis d’une voix frivole, qui vous intimerait l’ordre soudain de violenter, d’aller au delà de l’inacceptable. On n’est pas dans un état de servitude, de soumission. Nous sommes dans un état de droit ou l’égalité, la justice priment sur la cruauté, la bassesse, l’outrecuidance. Il faut se faire une raison. Il faut mettre à la poubelle les idées préconçues sur la gente féminine .

Le Point final de discorde : Mais avant tout, pour vivre en paix, il faut se faire au sens commun, se défaire de l’engeance du tout avilissant qui gangrène les cervelles de sa haine du monde, de l’autre et de la vie en générale.  Et c’est dans le fruit du triple NON ! un non à la haine, un non au racisme, Un non aux préjugés, que nous obtiendrons le droit de demeurer, d’être et de faire partie de cette société, dont l’esprit de la loi et sans que nos vœux du vivre ensemble, en paix ne reste lettre-morte.  Allez aux urnes ce 28 février et faites que l’humain triomphe de la bêtise.

01/02/2016

28 Février au soir!!!

 

Il paraitrait, qu’ils sont de trop

Il faut donner un coup de balai

Renvoyer les basanés, étrangers

La Suisse à son lot de contingent

Il y en a assez d’être indulgent.

Mais en Ems, ils sont légions

Des noirs au secours des vieux

Mais ça on n’en parle moins,

Ça ne fait pas joli sur le carton.

 

Un délit un carton, mais au rouge

Mon pote, tu prends ton baluchon.

Tu repars dans ton pays, Secondos

Même si tu n’as jamais mis les pieds.

Là bas, tu seras aussi étranger qu’ici,

Sans aucun membre de ta famille.

Alors, tu reprendras la route, la mer

Pour grossir demain le lot des réfugiés.

Ici, la belle ligne dure a ses barbouzes,

Ils sont légions et pas que des figurants.

 

Au petit commerce, on fait son marché,

De sa terrasse, le tribun fait son baratin.

Petit étranger prend ton mal en patience,

Le père fouettard finira bien par se fatiguer.

Et comme on dit à Genève, fils fait toi petit !

Ce n’est pas encore aujourd’hui, que l’égalité

Sera au menu sur la carte de nos petits élus.

Demain, je ne serai pas de cette lie, qui vote

Pour que l’on reconduit un frère à la frontière.

 

Au pays de Dunant, sous le manteau tout se négocie,

Bien des privilèges contre un baril de pétrole d’Arabie,

Un monarque est toujours le bienvenu, c’est connu,

Un misérable, un va-nu-pieds, ce n’est pas permis.

Demain, au premier faux pas, combien seront expulsés,

Et combien de charters de retour finiront sur le tarmac?

Bien des femmes et des hommes se sont levés jadis

Pour que l’on accueille nos frères humains en périls.

 

tout est puéril, tout est fichu, rien n'est encore écrit

chaque fois, il faut se convaincre , allez au combat

afin, que de tout temps, l'être soit traité humainement.

Et ce n'est pas cet esprit qui prévaut en la matière, ici

pour faire de lui, cet autre, cet étranger un vrai ami.

au delà de nos différents, de ce tout qui nous sépare,

De cette matrice qui se rétrécie, sèchement s'assèche 

pour n'accoucher plus que de venin et d'une haine,

et je m'en excuse auprès des vaillantes sentinelles

De douter que cet appendice rehausse l'image de la Suisse.

 

 

 

18/12/2015

La France: le changement n'est pas pour demain!

 

Silence à droite, silence à gauche,au centre c'est l'implosion, à la gauche de la gauche, c'est le vide et à la droite de la droite "Dupont la joie" jubile. Il faut serrer les rangs nom de dieu !

Alors que la France des cumulards reprend du service dès la fin des régionales.

Ce n’est pas tout, Messieurs ! mais je tiens à mes privilèges, à mon poste, à mon siège. Et je peux être maire, président de région, député et pourquoi pas ministre, si je veux !

C’est le rêve de nos petits élus de la république où nos petits cumulards font la loi, ils traînent des gamelles, mais ils ont la force de la loi de leur côté, pas étonnant que le chômage grimpe et que nos concitoyens votent de plus en plus pour les extrêmes.

La critique est facile me direz-vous... Il faut se mettre dans la peau d’un de nos élus, il faut du courage et de l’abnégation de soi pour grimper jusqu’au sommet de la pyramide, ce n’est pas donné au premier quidam, de devenir un élu de la nation.

Il ne suffit pas uniquement d’un parti, d’avoir du bagout, de l'éloquence, il faut aussi une certaine endurance que l’on acquiert que par l’expérience, le dévouement jusque dans l’arbitraire.                                

Et il vous faut bien plus de lèche, que du lèche-vitrine. Mais pour cerner le pouvoir, et en acquérir l'essentiel, il vous faut un mode d’emploi, un schéma, un plan de carrière, en connaître les étapes importantes et les moindres, se faire beaucoup d’amis et de toutes les sphères de la société pour que le souverain vous suit.

Après, quand vous êtes arrivé au sommet et que vous avez pris goût au pouvoir, c’est difficile après de s’en détacher, de quitter le costume pour une petite maisonnette en Ardèche et une paire de charentaise.

Le pouvoir vous tient à la gorge, il vous suce complètement jusqu’à la moelle et vous en faîtes une addiction.

Le pouvoir c’est comme la playstation, il faut à chaque fois vous remettre dans le jeu, faire des paris fous, hardis, des projections, des défaites et des ultimes revanches pour ne pas disparaître de l’écran.

Il vous faut de plus en plus d’endurance, l’ancienneté et l’expérience ne sont plus un gage de durabilité, du moins en politique, alors il vous faut être à la page, être à tous les étages, se faire des amis et parfois même dans le camp ennemi.

Il faut gommer vos imperfections, fondre dans l’alchimie du pouvoir, faire flèche de tout bois, être à la manoeuvre, tout en gardant à l’œil le possible consensus, on ne sait jamais, dès fois qu’un travers survient…

Dites-vous que vous n’avez rien à braire des directives du président de la république, du ministre et ses suppôts conseillers médiatiques.

Les français peuvent bien aboyer, rien n’y fera, vous êtes dans votre droit, vous avez assez sué pour en arriver là. Maintenant que vous avez le bras long, que vous avez su en tirer profit des magouilles et des combines pour survivre à toutes les intempéries, à tous les tsunamis, à toutes les défaites électorales, vous êtes en capacité naturelle de résilience, vous retomberez toujours sur vos pattes...

Quand tous ces éléments seront réunis et que vous vous sentirez tout puissant : vous n’aurez plus rien à faire des braillements du grand Paris, de ses bobos qui vous diagnostiquent une sévère chute.

Rassurez-vous, ce n’est pas une petite grippe qui vous mettra à bas, qui vous fera mordre la poussière, vous êtes imbu de vous même, vous êtes imbattable, et vous souffrez que vos amis ne le comprennent pas.

Alors, vous vous dites légitiment au-dessus de la mêlée, que plus rien ne vous touchera dorénavant puisque vous êtes un grand esprit, promit à une grande carrière. Et que tous ces journaleux, ces scribouillards de service n’ont pas intérêt à vous faire chier, puisqu’ils vivent de vos restes, de vos détritus, de la soupe que vous voulez bien leur servir, ce n’est ni la première ni la dernière fois,qu’ils vous mangent dans les mains.

Alors vous descendez un instant de votre perchoir, de votre cage dorée, poussés par vos camarades de parti pour voir si une vie hors des murs de  l’assemblée nationale est possible, si une vie hors du troupeau est viable, si le peuple de l’Ile de France reconnaissant approuve votre judicieux choix.

Mais, malgré la bienveillante solidarité de certains médias, de vos camarades de parti de bons conseils, vous prenez un râteau d’entrée.

- Merde ! les français ne veulent pas de moi, c’est la faute à pas de chance, dommage pour eux, ils n’ont rien compris, pourtant, j’avais des atouts, des compétences. mais nom de dieu ! je suis un socialiste, un ancien, un de la vieille garde, un élu majeur, pas un novice en la matière. J’ai des amis dans les hautes sphères, il y a plus d’un qui me cire les pompes et malgré cela l’ile de France me rejette.

crénom d'un nom! Je suis un avatar, pas un blanc-bec,  je suis l’homme du perchoir, celui que l’on voit de partout, qui somme une assemblée de députés à l’ordre, au silence, au respect des institutions.

Sonner, mais pas vaincu, vous vous dites, que vous n’avez pas encore fait votre temps pour prendre une retraite anticipée, ce n'est pas encore votre heure pour quitter la coupole.

Vous, vous dites que vous avez encore un avenir dans la politique, les prochaines élections pointent à l’horizon, votre parti à besoin de vous, qu’il vous faut servir, encore une fois, la main sur le cœur, fidèle à la voix de votre maître. Vous êtes la majorité présidentielle, et vous vous remettez à votre perchoir sans effusions avec une indécence comme si rien ne s’était passé.

Quelques jours de repos pour vous remettre de vos émotions, de cet égarement, de cette erreur de casting et vous reprenez du service.

Vous retournez à votre perchoir, à votre vie d’antan, la bienséance obligerait n’importe qui de nous, humble citoyen de perdre notre fonction, notre poste si nous devions perdre la confiance de notre chef, notre patron, l'établissement pour lequel nous travaillons. Mais pour vous, c'est un jeu de chaise, un transfert de siège, vous perdez un vous récupérez un autre comme par magie, sans connaître les aléas de la perte d’un emploi, des démarches administratives, de la dépression, du chômage. Bravo ! vous êtes de la race des culs-bénis.

Vous avez encore de beaux jours devant vous, prenez en de la graine et faites-vous en une raison, le changement en France n’est pas pour demain...

 

*Mais qui sait, comme dit le proverbe:« nul n’est prophète en son pays ».