19/11/2014

Ce matin, j’ai chaussé mes godillots...

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J’ai mis mes chaussures de marche et pas à pas j’ai fait comme les milliers genevois pour me rendre à mon travail. Aujourd’hui, il y avait un côté magique dans nos ruelles, plus de bruit, plus de bus, plus de tram, juste des genevois face aux genevois, des genevois dans la rue épurée de tout transport public.  C’était bon-enfant et tous à vélo, à pieds, en trottinette chacun dans ses bottes pour le meilleur ou le pire se sont rendus à leur école,leur travail sans animosité .Et comme eux, je ne me suis pas retrouvé pris en otage, j’étais ravi de marcher dans une cité enfin remise à la population. A vrai dire, j’étais même pour une fois très content de marcher, de vagabonder dans les ruelles apaisées. J’ai trouvé les gens plutôt souriants, compréhensifs, presque un chouya solidaire avec ces grévistes. Si j’étais un homme politique, je ferai au grand-conseil la proposition d'un week-end par mois sans transport public. La marche est bonne pour la santé.

 

 

04/09/2014

UN JOUR LA PAIX

Entre offense et pardon la haine demeure Salomon,

Ce semblant d'injustice coupe les jambes à la raison.

Entre vos guerres et notre pardon qui tarde à venir,

Verra-t-on  un état d'Israël et une Palestine libre?

 

Verra-t-on Elie retenir dans sa main la main d'Ali,

Sur la grande esplanade deux frères boire le thé?

Verra-t-on nos maisons s'ouvrirent à l'ami,

Venu nous rendre visite de Judée, de Samarie ?

 

Verra-t-on le frère marcher dans les pas de son frère,

Dans le grand désert renaître la belle terre promise?

Verra-t-on les enfants jouer à autre chose qu'à la guerre 

Et la paix régnée enfin sur les armes soumises...

 

 

 

 

 

20/07/2014

LES MAUVAIS JOURS


Un palestinien et un israélien face à face

L’un tient un fusil et l’autre une pierre

Est-ce que l’histoire seigneur se répète ?

Et nous voilà replonger dans le mythe

Du mauvais remake de David et Goliath.

Mais à cet instant précis de l’histoire

Le David d’hier est devenu le Goliath

Craint qui terrassait à cri son monde

Et le palestinien un David qui s’ignore.

Je ne réécris pas l’histoire, impossible

Mais, je constate à défaut d’y croire

Pour celui qui sait voir, voit une farce

Où l’un joue avec les nerfs de l’autre,

Mais qu’à la fin la justice triomphe.

Assis sur une pierre le diable ricane

Il sait lui que rien, rien ne dure jamais

Qu’à la fin de tout ère, on tire un trait,

Et l’humain oublie que sous tout portait

Peut se cacher tant de mauvais attraits.

Sous le cadavre anonyme, il y a un être,

Qui espère comme un chacun être libre.

Qui cherche en vain le chemin de Damas,

Croise sur sa route un autre comparse.

Mais qu’importe, un jour, jour peut-être

Les Rabin'S les Arafat'S auront eu raison

De s’allier contre notre grande déraison.



Ps.  la poésie ma seule arme contre l'impuissance qui me terrasse à chaque conflit humain.