02/06/2016

QUEL EST LE CRIME DE KARIM...

Quel est le crime de Karim ?

Est-ce de toucher des millions, de jouer dans un club prestigieux, d’être un des meilleurs buteurs français, de venir de la banlieue, d’avoir réussi, d’être français de parents algériens, de ne pas marmonner la marseillaise, de ne pas être dans les faveurs de la république et des gouvernants ou bien de s’appeler Karim !                         

Que faut-il faire pour plaire à la France et aux Français qui doutent de l'intégrité de leurs propres ressortissants?

Se renier, se taire, faire cause commune jusqu'auboutisme, se plaire dans l’image de la gente de banlieue, telle que les français s’en font ou supputent l’être…

Dire Amen ! Et se complaire dans l’évangélisation identitaire chère à cette droite Nationale, sans jamais ouvrir la bouche ni lever le ton.

Est-ce un crime de dire que le racisme est en augmentation et qu’il y a une influence de front national en France.

Est-ce un crime de dire «  que Didier Deschamps n’est pas raciste, mais qu’il a cédé à la vindicte populaire d’une partie raciste de la France.

Est-ce que les enfants nés français sur le sol français, mais de parents étrangers sont reconnus comme tels dans l’identitaire Français ?

Mais oui ! Il y a du racisme en France et cela ne date pas d’aujourd’hui.

Oui ! Les français de parents étrangers et particulièrement de l’Afrique du nord ne sont pas reconnus comme faisant partie de la communauté française, malgré toute leur bonne volonté. Et pourquoi, sont-ils systématiquement renvoyés à l’origine et l’identité de leur parent, dès qu’il y a un problème, un soupçon de crainte.

Vrai aussi comme dit Guy roux » «  s’il s’appelait Jean-Claude et était né à Brest, on n’en parlait pas autant ». La réalité est qu’un prénom francisé et un prénom arabe n’ont pas les mêmes résonances dans l’esprit d’une partie de la population française.

Sauf! Et à une exception près…Si l’arabe fait partie de la classe des élites, riche des millions et finance le plus grand club de France.

Pourquoi la banlieue est systématiquement montrée du doigt, faisant partie d’une caste de pestiférés, d’intouchables n’ayant aucun droit de cité, alors que sa population française de parents étrangers y travaille, y vive, crée, consomme sans devoir toujours se regarder dans le miroir et se justifier de ne pas être à l’image de cette vieille France, tant et tant idéalisée, accoutumée à la transgression et à la discrimination.

Quant aux vénérables hommes donneurs de leçons de SOS racisme, qui viennent nous vanter le mérite d’être français au sein de cette république des privilèges octroyés et des semblants communs. Ils savent bien mieux que les autres, qu’ils ne sont que le produit de la pouponnière du parti socialiste.

Pensent-ils être mieux entendus en vivant hors sol comme leur compagnon de route de la basse-cour, j’en doute…

Faut-il tuer dans l’œuf le débat sur le racisme ou l’ouvrir enfin!  

Ne faut-il pas mieux pour une société affrontée ce fléau,que de se  repaître continuellement de la chair de son cadavre en prétextant que ce n'est pas le moment... A entendre les gouvernants , les hommes politiques ce n'est jamais le bon moment ! il faut toujours remettre la chose à une unième législative.

Faut-il sous prétexte de la grande messe des communiants d’une France retrouvée dans l’Euro faire fi des problèmes existants sur le territoire, dans la banlieue, dans les quartiers, faire l’autruche et mettre le cadavre dans l’armoire en attendant de meilleurs jours.

Faut-il feindre le crime ou tuer la victime ?

 

 

 

22/04/2016

NOTRE BELLE HYPOCRISIE OCCIDENTALE

image.jpegNous fomentons des guerres dans leur pays, nous destabilisons leur région, nous les poussons à l’exode et nous les exposons à notre vindicte et à celle de leur père dictateur, que nous avons sciemment installer au pouvoir pour mieux les gérer, les contrôler et lorsque image.jpgcelui-ci dérape, nous tourne le dos comme toujours, nous envoyons nos sbires, nos bombardiers faire le ménage.

Et alors que le conflit n'a pas encore trouver une fin, nous mettons nos pièces sur l’échiquier pour un futur image.jpegproche, en finançant leur futur martyre, leur mort annoncée et leur amertume envers nos sociétés.

Nous dévastons leur terre, leur ville, leur maison, nous les poussons au désespoir et nous, nous étonnons, qu’ils viennent à nous, quémandant une aide par milliers vers nos belles démocraties vertueuses, qui les ont tant et tant fait rêver. Certes, nous donnons des leçons au monde entier, alors, que nous sommes dépourvus d’humanité.

Nous profitons de leur désarroi, de leur misère pour installer nos bases de profit, en exploitant les gisements de leur pays et quand nous avons tout extirper des entrailles de leur terre, nous leur laissons des trous béant, des cicatrices visibles que du ciel.

Nous leur créons des besoins inutiles, des rêves et nous leur fourguons nos vestiges, nos vieilleries, nos polluants ustensiles, nos ex-machina.

Et quand ça ne suffit pas, nous leur donnons des leçons de culture: Messieurs, tout cela est vieillot, voyez nos machines, nos ferments, nos graines, elles sont plus résistantes aux maladies, aux insectes, aux parasites. Nous leur vendons nos petites graines transgéniques, qui ne peuvent acheter que chez nous, ça va de soi, tel est le prix à payer.

Nous leur créons des besoins, des dettes pour mieux les domestiquer. La domestication se fait en douce, par dose homéopathique, Et nous les dopons à coup de millions pour en récupérer des milliards.

Nous allons même leur donner des leçons de savoir vivre, sur leur choix vestimentaire, leur culture, leur mœurs, nous savons ce qui est bon et mauvais pour eux.  

Nous leur donnons que peu de choix, puisque nous savons par nature ce qu’il leur faut, ce qui bien, ce qui est mauvais pour leur santé, leur spiritualité, leur économie. Nous leur prônons la liberté tout en distillant dans leur esprit ce néo libéralisme institué, ce néo colonialisme invisible aux bras tentaculaires, qui ne laisse rien au hasard.

Nous les affamons à perte et profit, nous spéculons sur les denrées, sur leur garde-manger afin d’asseoir notre pouvoir et leur dépendance.         Nous en faisons des êtres addictif de nos modes de vie et de nos besoins inutiles, en leur vendant du vent.

Alors, quand ils finissent par ingurgiter nos restes, nos déchets, nous les mettons à l'amande en élevant des barrières, des grillages à nos frontières. Nous installons des frontières uniquement à leur intention, nous les laissons pourrir dans les camps, nous les laissons mourir en mer, nous les Moise charlatans et trompeurs, insensibles à l’exode d'un peuple.

Nous les renvoyions vers la misère et une mort certaine, pire encore, nous payons pour que d’autres fassent ce boulot dégueulasse à notre place.

Et nous, nous vantons d’être des humains, des démocrates, les gens empreint de liberté et de justice. Nous mettons des masques pour ne pas respirer les odeurs nauséabondes de nos pesticides pratiques, nos divers optimisation fiscale, ces Panama-Papers, qui ruinent leur économie.

Nous construisons des tours de Babel pour nous protéger de nos semblables et nous les laissons mourir en bas de nos tours, dans nos abimes ténèbres.

Ils meurent par milliers sur les routes de l’exil, dans la mer emportés par l’espoir d’une vie meilleure et nous leur fermons nos portes au nez.

Et nous oublions du coup, l’organe qui palpite sous nos poitrines, ce muscle qui nous tient en vie et qui devrait de par sa nature nous rendre plus humain, plus proche, plus solidaire de cet autre qui nous ressemble, cet autre (hôte) qui vient à nous comme un frère viendrait au devant de son autre frère. Allons-nous garder le silence, nous taire devant la mort annoncée de nos Abel frères.

04/04/2016

BONJOUR! la gauche moribonde.

      Un petit feu de paille couve sous les jonquilles pour annoncer le printemps, alors que la rentrée politique de notre extrême gauche genevoise se fait dans la délation et les petites querelles intestines. Il n’y aura pas de fête du printemps dans la tête délirante de nos paranoïaques mécènes de la gauche plurielle. Et j'ai bien peur qu'il faille s’attendre au pire dans les mois à venir.

      J’ai tendance à noircir le tableau malgré moi, j’ai encore en esprit le dernier scénario, mais là, je crois que c'est la grande tuque tricotée main avec le pompon et pas seulement rouge.

      Si ça continue, il va falloir bientôt mettre une cagoule ou un voile pour s’identifier parmi et d’entre les justes : Chassez le naturel, il revient au galop. Il faudra bien plus qu’un Hans Brinker pour palier à l’implosion.

      Nos chères tendres têtes chauves vont se donner à cœur joie, se faire une guerre d’enfer, se battre à la hauteur de leur espoir de briller au firmament de l’obsession publique du pouvoir. Le serment Trotsky- stalinien, syndicaliste ne fera pas l’affaire cette fois ci et les bonnes œuvres de la réconciliation n’y feront rien. C’est peine perdu... A moins que les bien pensants de cette gauche se laissent à aller à la reconstruction du contrat social.

      Il y a encore de l’espoir nous disent-ils en se déchirant. Mais moi, j’ai de la peine à dire Nous, pour me faire à cette idée de descendre dans l’arène une unième fois pour se faire biffer une fois de plus par cette gauche qui n’a plus d’ouvrier en son sein, mais qui se gargarise de faire partie de la classe ouvrière. «  Ma petite entreprise fait le Buzz malgré la crise », les patrons au secours de la Gauche, ça ne s’invente pas, regardez les ! Ils seront bientôt tous représentants de la classe ouvrière, alors que dans les commissions, ils enterrent la voix du peuple, ils mettent fin au espoir des vieux en crucifiant sous le blabla des tonnes de pétitions.

      Il faudra plus qu'un Nous pour refroidir les ardeurs des chiens de garde, maquerelle en sainteté dans le haut pavé des groupuscules. Il faudra plus qu'un Nous pour éteindre la Babel impie des langues enflammées qui distillent la déraison, quant ce n’est pas le poison de la haine. Souffrance avérée ou pas, complot en sourdine, silence et calcul, la facture sera lourde de conséquences. Alors, j’hésite à pousser dans la fosse commune les derniers vieillards atteints du syndrome du glissement si indéfectible, si imperfectible, si tranché par nature chez nos leaders, qui rempilent pour se distinguer des retraités, qu'ils assomment de bals musette.

     A ce panthéon chacun veut un siège pour le maître du céans, alors qu’il n’y a en ce lieu que mort, déchéance et tombe.

     Les étoiles ne pâliront pas pour autant dans le ciel et la voute céleste ne nous tombera pas sur la tête comme chez nos voisins de Gaule. Le ciel est limpide et l’oracle ne prédit ni aventure sereine ni temps radieux dans le futur chez la race des seigneurs ni même chez les gueux, ces amoureux du terrain en friche et de la biodiversité.

     Il faudra faire avec ce que la vie nous donne comme projet et rien de plus, pas la peine de s’éreinter à vouloir concilier l’inconciliable. Alors pour une fois, chers camarades : Déchirez-vous, Étripez-vous, mais sans Nous !