30/09/2013

LE DERNIER VIRAGE...

Tout le monde est sur le pied de guerre, le dernier virage pour atteindre le quorum ou s’ombrer. Seul le peuple de Genève décidera  au soir du 6 octobre, qui aura ses faveurs. On verra qui des candidats fleuriront et qui des candidats faneront sur le parcours : « les feuilles mortes se ramassent à la pelle » Les derniers flyers joncheront le trottoir pour convaincre encore et encore, jusqu’à la dernière minute avec la promesse que les mots ne resteront pas  lettres mortes. Il va falloir tenir ses promesses.  Une dernière salve avant la sentence des urnes. Les places coûtent de plus en plus chères.  Dernier rayon de soleil avant la pluie, dernier clairon, dernière rencontre non fortuite entre le haut et le bas de la société, les frontières sont si invisibles. Les  dernières phrases assassines, puis les rumeurs et les mauvaises humeurs se tairont pour laisser place à la réalité du quotidien. Lentement, mais sûrement, les visages  crispés se détendront, les tensions  apaisées avec le sentiment d’avoir convaincu les derniers indécis.  Mais au préalable, Il faudra bien s’affranchir une dernière fois des mensonges avérés,  des vérités tronquées, des salamalecs sans lendemain, des baises mains, des sourires consensuels et conventionnels pour retrouver la réalité du quotidien, la pénurie de logement, le chômage, la précarité, les tracasseries administratives, les effluves  qui n’en finissent pas de remonter à la surface et auxquelles, il faudra s’y atteler élu ou pas pour rafraichir l’air et répondre aux besoins du canton et de la population. . Et quand, toute aura disparue sous les eaux de la voirie, il ne faudra pas juste apparaître pour confirmer ses dires, ses promesses, ses vérités affichées, mais  bien passer à l’ACTE.  Mais en attendant le soir que tous craignent, moi, je retourne à mon quotidien avec le coeur léger et l'esprit libre. 

27/09/2013

LE TEMPS QUI S'ECOULE...

il y a des jours dans la vie ou tout est plaisir. Un jour de joute, un jour qui ouvre les portes, qui repousse le sectarisme et les préjugés. Et il y a des petites nouvelles qui vous font chaud au coeur. J'étais heureux ce matin pour mon ami Jean Ziegler élu expert au comité consultatif du conseil des droits de l'homme avec  une majorité écrasante 33 voix contre 12 et deux nuls sur son rival, malgré le venin instillé par Pierre Weiss et consorts. j'étais content tout bonnement de  me lever ce matin, de retrouver mes petits vieux à l'EMS Notre Dame après deux jours de congé et de me remettre en quête d'un sourire, d'une parole,d'une voix familière pour conjurer le mauvais sort qui s'abat sur l'humanité. Bien sûr, la réalité du terrain n'est pas toujours sans surprise. le cauchemar d'aujourd'hui c'est l'augmentation des assurances-maladie, la voix éraillée d'un cher disparu, mais qu'importe et malgré la tristesse, la joie est là, toute intacte. il y a dans la vie des moments de disgrâce et des moments de bonheur. il y a ceux qui partent discrètement et ceux qui restent, ceux que nos mémoires essayent d'extirper d'entre les morts et ceux que l'on n'aimerait pas croisé en chemin.  Chacun de nous connaît la nature des choses et le prix à payer pour garder de la hauteur et de la distance. Il faut toujours saisir l'instant présent, le vivre avec force sans regret, tout en gardant à l'esprit que tout éphémère, précaire et imprévisible et c'est ça qui nous rend intéressant, humain.  Alors avant de refermer le chapitre, j'écoute le dernier message de Madame X :  il faut donner le temps au temps, débrancher la prise, laisser s'écouler le temps pour prendre du plaisir car rien n'est éternel mon petit!... 

25/09/2013

UN DEBAT POUR NE RIEN DIRE...

le lundi 23 septembre, j'ouvre mon poste de télévision ( RTS2)comme un chacun pour voir ce que les anciens conseillers d'Etat et les futurs candidats ont a dire. A par quelques piques ici et là, entre PLR, UDC, MCG, PDC, PS-VERTS sur le bilan des sortants, rien, mais vraiment rien de consistant à se mettre sous la dent. j'ai assisté à un débat sans grande éloquence, sans âme et son esprit, une vraie piquette. Un débat de chiffre inutile, des petits comptes d'apothicaire.  Une petite discussion entre amis rien de plus. ils se seraient donnés rendez-vous au bistro du coin, ça aurait été pareil. Même les journalistes étaient en dessous de ça. j'aurais aimé assister à un petit bras de fer, à une querelle de ménagères autour du bout de gras, à une bagarre de mauvais enfants ou même à une bataille rangée de polochon entre les convives. Tout ça m'aurait bien plu. j'aurais eu enfin l'impression d'exister, d'avoir un intérêt quelconque à leur yeux, de me rendre compte que quelque chose se passait enfin dans leur tête, à genève et dans le canton. Pas un mot sur l'emploi, pas une miette sur le logement, la mobilité, le transport, rien sur le chômage, l'aide sociale, la santé, rien de rien sur nos aînés, l'école, la formation des jeunes, la petite enfance, l'endettement, la finance, les impôts. Rien de rien, pas même une petite saillie du petit Maudet sur la sécurité. Je serai resté sur ma faim sans le coup de gueule de remy pagani d'ensemble à gauche qui trépignait sur son strapontin à l'abri des regards et loin du cercle des poètes imberbes. 3 minutes pour détailler un programme, c'est se moquer du monde. A défaut de programme mieux vaut une volée de bois vert pour tordre le cou au consensus politique. Mais ou sont passés Grand manitou ! les promesses, les futurs projets, la traversée de la rade, le vivre ensemble, la grande genève internationale, la genève prospère et solidaire, ouverte et accueillante des temps jadis. mais ou sont passés les filouteries et mensonges du MCG, les petites phrases assassines du PLR, les doléances interminables du PS-VERTS, les petits attaques mesquines de l'UDC, la bonne conscience humaniste du PDC en perdition. ils n'ont pas fait que combler le vide par le vide nos grands élus, ils sont usés, laminés par le pouvoir. Ils ont un siècle de retard et ils ne le savent pas où font semblant de l'ignorer. Alors, au soir du 6 octobre mettez leur un peu de pagaille pour réveiller ces" assis".