01/10/2013

JOURNEE DES PERSONNES AGEES...

2741674171.jpgEst-ce une journée comme une autre?  Et bien oui!  Je déteste ces journées de sacralisation à l'autel de l'hypocrisie. il n'y a pas une journée, mais des journées  durant toute la vie consacrés à lutter contre les inégalités. je déteste cette forme de COM. on parle de la journée de la femme, des femmes: Alors, qu'elles sont toujours et encore battues, humiliées, voilées, entravées, méprisées à travers le monde et à genève même. Mais peut-être que nous l'ignorons par hypocrisie ou neutralité consensuelle, à bon plaire pour les exclure encore du paysage à cause d'une burqa ou d'un tchador imposé par les hommes. Et que dire de la journée de l'enfant: une enfance martyrisée, violentée, exploitée et trainée jusqu'au champ d'horreur pour satisfaire pour la cupidité des chefs de guerre. que dire encore de la journée de la paix: comme ce prix Nobel du même nom, de l'ancien fabricant d'explosifs, alors que ceux qui le reçoivent ne rêvent que de faire la guerre à leurs voisins politiquement, économiquement et militairement pour certains,tout en fermant les frontières et en repoussant toujours plus loin la misère de leurs fenêtres. Et puis, il y a la journée des vieux, j'aime ce mot singulier" le vieux" un mot qui claque plein de densité, de réalisme, de vérité, de vie, de vécu. Il signifie pour moi la paix, la grande, la sagesse, le repos simple avant l'éternel, le temps qui s'écoule lentement, doucettement au rythme du corps, du coeur. La lenteur, le calme après la tempête, le stress et la course de la vie. C'est le temps du repos, le temps de se répandre en amour, en douceur, en sourires et rires.  La journée de la personne âgée: une journée particulière pour nous les vertueux du système de l'exclusion, nous qui aimons tant l'esprit du ghetto, du propre en ordre. Mais cette journée ne signifie rien pour ceux qui sont dans les EMS, dans un lit d'Hôpital entre la vie et la mort. C'est une journée comme une autre, une journée ou l'on mettra les petits plats dans les grands comme à Noël sans la bûche et les marrons. Il y aura un peu de musique et on aura certainement droit au discours du directeur de l'Home en personne. j'aimerai tant que cette soit une journée pour la méditation pour les autorités de ce canton. j'aimerai qu'ils se penchent un peu sur ce qu'il adviendra d'eux et de nous tôt ou tard. qu'ils en prennent de la graines et qu'ils se souviennent du temps ou ils pratiquaient les coupes budgétaires.  C'est  une  de ces journées, que je vis à mon corps défendant, depuis quelques années dans les EMS, sans qu'un rayon de soleil éclaire le visage d'une mémé, d'un pépé exilé en terre de vieillesse. Encore une journée de bienséance, que l'on oubliera le lendemain. Encore une journée de fête sans la célébration comme celle du 1er Août. Une journée sans les feux, sans le rituel et les confettis. J'aimerai pour une fois, que cette journée et uniquement celle-ci serve à quelque-chose. Et j'invite nos politiques et candidats aux élections du 6 octobre 2013 a se pencher encore un peu plus que d'ordinaire sur les vrais besoins de nos vieux. Eux et moi qui voyons chaque jour, le temps des rides poindre à l'horizon, nous aimerions à l'avenir des petits structures et non des bâtiments au grand hall ou il faut attendre que la mort vienne enfin répondre à nos prières . Une structure communautaire, pas besoin de château fort, de citadelle austère et sans vie qui ressemble à une prison, mais une petite structure  avec deux ou trois soignants pas plus et un médecin de famille. Une structure au coeur de la cité, pas loin de la vie et de ses bruits, avec une petite cuisine fonctionnelle, un salon à la mesure de nos membres et assez grand pour se tenir au chaud. Une structure avec une chambre pour chacun. une chambre où nous pourrions mettre nos souvenirs, nos photos au mur et recevoir nos enfants, nos petits enfants et qui sait peut-être y vivre nos derniers jours. 

30/09/2013

LE DERNIER VIRAGE...

Tout le monde est sur le pied de guerre, le dernier virage pour atteindre le quorum ou s’ombrer. Seul le peuple de Genève décidera  au soir du 6 octobre, qui aura ses faveurs. On verra qui des candidats fleuriront et qui des candidats faneront sur le parcours : « les feuilles mortes se ramassent à la pelle » Les derniers flyers joncheront le trottoir pour convaincre encore et encore, jusqu’à la dernière minute avec la promesse que les mots ne resteront pas  lettres mortes. Il va falloir tenir ses promesses.  Une dernière salve avant la sentence des urnes. Les places coûtent de plus en plus chères.  Dernier rayon de soleil avant la pluie, dernier clairon, dernière rencontre non fortuite entre le haut et le bas de la société, les frontières sont si invisibles. Les  dernières phrases assassines, puis les rumeurs et les mauvaises humeurs se tairont pour laisser place à la réalité du quotidien. Lentement, mais sûrement, les visages  crispés se détendront, les tensions  apaisées avec le sentiment d’avoir convaincu les derniers indécis.  Mais au préalable, Il faudra bien s’affranchir une dernière fois des mensonges avérés,  des vérités tronquées, des salamalecs sans lendemain, des baises mains, des sourires consensuels et conventionnels pour retrouver la réalité du quotidien, la pénurie de logement, le chômage, la précarité, les tracasseries administratives, les effluves  qui n’en finissent pas de remonter à la surface et auxquelles, il faudra s’y atteler élu ou pas pour rafraichir l’air et répondre aux besoins du canton et de la population. . Et quand, toute aura disparue sous les eaux de la voirie, il ne faudra pas juste apparaître pour confirmer ses dires, ses promesses, ses vérités affichées, mais  bien passer à l’ACTE.  Mais en attendant le soir que tous craignent, moi, je retourne à mon quotidien avec le coeur léger et l'esprit libre. 

27/09/2013

LE TEMPS QUI S'ECOULE...

il y a des jours dans la vie ou tout est plaisir. Un jour de joute, un jour qui ouvre les portes, qui repousse le sectarisme et les préjugés. Et il y a des petites nouvelles qui vous font chaud au coeur. J'étais heureux ce matin pour mon ami Jean Ziegler élu expert au comité consultatif du conseil des droits de l'homme avec  une majorité écrasante 33 voix contre 12 et deux nuls sur son rival, malgré le venin instillé par Pierre Weiss et consorts. j'étais content tout bonnement de  me lever ce matin, de retrouver mes petits vieux à l'EMS Notre Dame après deux jours de congé et de me remettre en quête d'un sourire, d'une parole,d'une voix familière pour conjurer le mauvais sort qui s'abat sur l'humanité. Bien sûr, la réalité du terrain n'est pas toujours sans surprise. le cauchemar d'aujourd'hui c'est l'augmentation des assurances-maladie, la voix éraillée d'un cher disparu, mais qu'importe et malgré la tristesse, la joie est là, toute intacte. il y a dans la vie des moments de disgrâce et des moments de bonheur. il y a ceux qui partent discrètement et ceux qui restent, ceux que nos mémoires essayent d'extirper d'entre les morts et ceux que l'on n'aimerait pas croisé en chemin.  Chacun de nous connaît la nature des choses et le prix à payer pour garder de la hauteur et de la distance. Il faut toujours saisir l'instant présent, le vivre avec force sans regret, tout en gardant à l'esprit que tout éphémère, précaire et imprévisible et c'est ça qui nous rend intéressant, humain.  Alors avant de refermer le chapitre, j'écoute le dernier message de Madame X :  il faut donner le temps au temps, débrancher la prise, laisser s'écouler le temps pour prendre du plaisir car rien n'est éternel mon petit!...