22/07/2014

A NOTRE DAME DES PÂQUIS

* "un peu d'humour dans cette actualité morose".

 

Dans la nuit chaude-pastel

Je fais la belle dans la ruelle.

Il y a du monde au portillon,

Mais pas assez de canon.

Il faut garder la tête froide

Et faire le deuil des yeux.

Je vois un qui rapplique,

Avec un grand corps vénal

Je sens que ça va faire mal.

C’est la ritournelle du désir,

Si tu veux, je te fais plaisir,

On monte à la loge-violon

Que je parcoure à tâtons.

Il sort son wistiti du bocal

Ça m’la coupe, j’ai un râle

Le gorille n’a rien, que dalle.

Il ne faut pas toujours croire,

Que la vie d’une pute est banale.

Pas le temps de faire de la philo,

Une bonne, bonne douche froide

Et me voilà bonne pour le service,

Le client est roi et votre servante

Est sa bonne.

Je me dis parfois quand j’imagine

Une autre vie hors de la turbine,

Dans un monde souple et parfait

Loin des tracas et des combines

Qu’à votre seigneurie, il en plaise

Ainsi qu’à Marie d’entre les belles,

Sous d’autres cieux plus cléments

On me dresserait bien des chapelles.

 

 

 

 

20/07/2014

LES MAUVAIS JOURS


Un palestinien et un israélien face à face

L’un tient un fusil et l’autre une pierre

Est-ce que l’histoire seigneur se répète ?

Et nous voilà replonger dans le mythe

Du mauvais remake de David et Goliath.

Mais à cet instant précis de l’histoire

Le David d’hier est devenu le Goliath

Craint qui terrassait à cri son monde

Et le palestinien un David qui s’ignore.

Je ne réécris pas l’histoire, impossible

Mais, je constate à défaut d’y croire

Pour celui qui sait voir, voit une farce

Où l’un joue avec les nerfs de l’autre,

Mais qu’à la fin la justice triomphe.

Assis sur une pierre le diable ricane

Il sait lui que rien, rien ne dure jamais

Qu’à la fin de tout ère, on tire un trait,

Et l’humain oublie que sous tout portait

Peut se cacher tant de mauvais attraits.

Sous le cadavre anonyme, il y a un être,

Qui espère comme un chacun être libre.

Qui cherche en vain le chemin de Damas,

Croise sur sa route un autre comparse.

Mais qu’importe, un jour, jour peut-être

Les Rabin'S les Arafat'S auront eu raison

De s’allier contre notre grande déraison.



Ps.  la poésie ma seule arme contre l'impuissance qui me terrasse à chaque conflit humain.

 

 

 

18/07/2014

GAZA...

Nous pestons, pestons mon cher Camus

Contre la bête immonde qui reprend la rue.

Il y a bien des causes indéfendables

Mais qu’il faut pourtant bien défendre…

On tue a gaza des enfants dans leurs couches,

La peine est immense, mais rien ne nous touche.

Construire des murs que nous rêvions d’abattre

C’est leur seul espoir de vivre à l’abri des autres.

Il n’y a point de mur de l’indifférence,

Un enfant qui meure reste un enfant,

Qu’il soit musulman ou juif grand dieu.

Sur l’esplanade ou le mur des lamentations,

Tous les jours la mort aura de nous raison,

Que l’on soit juif d’Israël ou arabe de gaza.

Et qu’importe la bière, la dernière demeure,

Pourvu que l’on reste juste, juste humain.

Joindre la parole au geste, rien de plus facile,

Mais construire la paix est bien plus difficile

Et si on déposait pour un instant les armes,

Pour se parler un peu, sortir plus grand,

 De cet interface qui nous tue d’intolérance.