18/12/2015

La France: le changement n'est pas pour demain!

 

Silence à droite, silence à gauche,au centre c'est l'implosion, à la gauche de la gauche, c'est le vide et à la droite de la droite "Dupont la joie" jubile. Il faut serrer les rangs nom de dieu !

Alors que la France des cumulards reprend du service dès la fin des régionales.

Ce n’est pas tout, Messieurs ! mais je tiens à mes privilèges, à mon poste, à mon siège. Et je peux être maire, président de région, député et pourquoi pas ministre, si je veux !

C’est le rêve de nos petits élus de la république où nos petits cumulards font la loi, ils traînent des gamelles, mais ils ont la force de la loi de leur côté, pas étonnant que le chômage grimpe et que nos concitoyens votent de plus en plus pour les extrêmes.

La critique est facile me direz-vous... Il faut se mettre dans la peau d’un de nos élus, il faut du courage et de l’abnégation de soi pour grimper jusqu’au sommet de la pyramide, ce n’est pas donné au premier quidam, de devenir un élu de la nation.

Il ne suffit pas uniquement d’un parti, d’avoir du bagout, de l'éloquence, il faut aussi une certaine endurance que l’on acquiert que par l’expérience, le dévouement jusque dans l’arbitraire.                                

Et il vous faut bien plus de lèche, que du lèche-vitrine. Mais pour cerner le pouvoir, et en acquérir l'essentiel, il vous faut un mode d’emploi, un schéma, un plan de carrière, en connaître les étapes importantes et les moindres, se faire beaucoup d’amis et de toutes les sphères de la société pour que le souverain vous suit.

Après, quand vous êtes arrivé au sommet et que vous avez pris goût au pouvoir, c’est difficile après de s’en détacher, de quitter le costume pour une petite maisonnette en Ardèche et une paire de charentaise.

Le pouvoir vous tient à la gorge, il vous suce complètement jusqu’à la moelle et vous en faîtes une addiction.

Le pouvoir c’est comme la playstation, il faut à chaque fois vous remettre dans le jeu, faire des paris fous, hardis, des projections, des défaites et des ultimes revanches pour ne pas disparaître de l’écran.

Il vous faut de plus en plus d’endurance, l’ancienneté et l’expérience ne sont plus un gage de durabilité, du moins en politique, alors il vous faut être à la page, être à tous les étages, se faire des amis et parfois même dans le camp ennemi.

Il faut gommer vos imperfections, fondre dans l’alchimie du pouvoir, faire flèche de tout bois, être à la manoeuvre, tout en gardant à l’œil le possible consensus, on ne sait jamais, dès fois qu’un travers survient…

Dites-vous que vous n’avez rien à braire des directives du président de la république, du ministre et ses suppôts conseillers médiatiques.

Les français peuvent bien aboyer, rien n’y fera, vous êtes dans votre droit, vous avez assez sué pour en arriver là. Maintenant que vous avez le bras long, que vous avez su en tirer profit des magouilles et des combines pour survivre à toutes les intempéries, à tous les tsunamis, à toutes les défaites électorales, vous êtes en capacité naturelle de résilience, vous retomberez toujours sur vos pattes...

Quand tous ces éléments seront réunis et que vous vous sentirez tout puissant : vous n’aurez plus rien à faire des braillements du grand Paris, de ses bobos qui vous diagnostiquent une sévère chute.

Rassurez-vous, ce n’est pas une petite grippe qui vous mettra à bas, qui vous fera mordre la poussière, vous êtes imbu de vous même, vous êtes imbattable, et vous souffrez que vos amis ne le comprennent pas.

Alors, vous vous dites légitiment au-dessus de la mêlée, que plus rien ne vous touchera dorénavant puisque vous êtes un grand esprit, promit à une grande carrière. Et que tous ces journaleux, ces scribouillards de service n’ont pas intérêt à vous faire chier, puisqu’ils vivent de vos restes, de vos détritus, de la soupe que vous voulez bien leur servir, ce n’est ni la première ni la dernière fois,qu’ils vous mangent dans les mains.

Alors vous descendez un instant de votre perchoir, de votre cage dorée, poussés par vos camarades de parti pour voir si une vie hors des murs de  l’assemblée nationale est possible, si une vie hors du troupeau est viable, si le peuple de l’Ile de France reconnaissant approuve votre judicieux choix.

Mais, malgré la bienveillante solidarité de certains médias, de vos camarades de parti de bons conseils, vous prenez un râteau d’entrée.

- Merde ! les français ne veulent pas de moi, c’est la faute à pas de chance, dommage pour eux, ils n’ont rien compris, pourtant, j’avais des atouts, des compétences. mais nom de dieu ! je suis un socialiste, un ancien, un de la vieille garde, un élu majeur, pas un novice en la matière. J’ai des amis dans les hautes sphères, il y a plus d’un qui me cire les pompes et malgré cela l’ile de France me rejette.

crénom d'un nom! Je suis un avatar, pas un blanc-bec,  je suis l’homme du perchoir, celui que l’on voit de partout, qui somme une assemblée de députés à l’ordre, au silence, au respect des institutions.

Sonner, mais pas vaincu, vous vous dites, que vous n’avez pas encore fait votre temps pour prendre une retraite anticipée, ce n'est pas encore votre heure pour quitter la coupole.

Vous, vous dites que vous avez encore un avenir dans la politique, les prochaines élections pointent à l’horizon, votre parti à besoin de vous, qu’il vous faut servir, encore une fois, la main sur le cœur, fidèle à la voix de votre maître. Vous êtes la majorité présidentielle, et vous vous remettez à votre perchoir sans effusions avec une indécence comme si rien ne s’était passé.

Quelques jours de repos pour vous remettre de vos émotions, de cet égarement, de cette erreur de casting et vous reprenez du service.

Vous retournez à votre perchoir, à votre vie d’antan, la bienséance obligerait n’importe qui de nous, humble citoyen de perdre notre fonction, notre poste si nous devions perdre la confiance de notre chef, notre patron, l'établissement pour lequel nous travaillons. Mais pour vous, c'est un jeu de chaise, un transfert de siège, vous perdez un vous récupérez un autre comme par magie, sans connaître les aléas de la perte d’un emploi, des démarches administratives, de la dépression, du chômage. Bravo ! vous êtes de la race des culs-bénis.

Vous avez encore de beaux jours devant vous, prenez en de la graine et faites-vous en une raison, le changement en France n’est pas pour demain...

 

*Mais qui sait, comme dit le proverbe:« nul n’est prophète en son pays ». 

09/12/2015

UNE DERNIERE VALLS !

Un pas sur le côté pour voir défiler

Une horde de veaux sur l’estrade.

Je n’en reviens pas de voir ces cons

Prendre la parole pardi en mon nom.

Tous ces messieurs qui font la nique

Sans vergogne à notre république…

Petite info de la dernière minute,

Une retraite dorée pour sire Varin

Alors que la France pique du tarin.

C’est plus qu’indécent en ces temps

Où notre mal être prend du vent…

Sur le trottoir une foule de démunis

Et pas que des roms en guenilles

Tendent ouvertement la main

Pour pouvoir enfin un soir bouffer.

Je regrette que Molière ne soit plus

Et que la mort ait emporté voltaire

Qu’au panthéon notre noble Emile

Ne soit plus là, plus de ce monde.

Il y a qui voudrait me mettre sous tutelle

Que je prenne l’air de Vichy sans douleur

De la banlieue à la prison, stipule le module

Pour le plaisir, il faut que je me condamne,

Que je me justifie, que j’épouse leur cause

Et devenir le bouc émissaire d’leur haine.

Bref, pour les quelques crétins en nostalgie

D’une Algérie française et de la coloniale

Je devrais fermer les yeux et me taire

Afin que leur barbarie défile à grand pas

Sous le bronze de la pauvre Jeanne d’Arc.

Je repars pour le bar de mes vingt ans,

Un demi et une menthe à l’eau s’il vous plait !

Avant qu’un de ces veaux me tire le portrait.

Terroriste islamique, phoque sur la banquise

Musulman de circonstance, pas que religieux

Tout un vocabulaire pour me mettre la laisse.

Et au pied de la dernière dame qui frétille

Voila la place de grève qui fait son retour

Pour un remake du supplice de Damien,

Le surveiller et punir refait surface

Il n’est pas au goût du jour cher Foucault.

Je traîne la patte, trop vieux pour l’affaire

Trop las pour me transformer en un Zola…

Je peine toujours à dire «  J’accuse ».

Alors, je me tais et je les laisse dire le pire.

Ils disent que je suis de la race des barbares,

La haine n’a jamais disparu de leur discours,

La France de Maurras revient à la page

Et puis que faire devant tant de postiches

Qui montent au front, Vichy à la boutonnière

Fiers de mettre Pétain à la table des apôtres.

Je pose un et retiens deux voilà le petit juif

Qui réapparait sous l’allure d’un petit arabe.

Rien ne change en somme, les vils préjugés

Sont toujours de mise chez nos concitoyens

Chez les frileux hommes au bon teint blafard

Qui se font du meurtre un détail de l’histoire.

Regardez les bomber du torse sur la piste,

S’en aller à la poursuite de mauvais français.

Ils vont à la reconquête de la petite banlieue

Ce lieu du ban qui a fait leur bonne fortune.

Je reviens sur mes pas, mais où est Aragon ?

Ils n’auront rien appris de nous ni du passé

De l’horreur, des maux de nos vieilles guerres

Faudra-il, qu’ils en payent le prix à leur tour !

Mais où sont ces vieux potes dont le spleen

Mettait du soleil aux yeux des républicains.

Maintenant, on est gaulliste sur l’affiche,

Et un rien petit patricien sous le manteau.

Il nous manque plus qu’une bonne révolution,

Pas de celle fabriquée de toute pièce à l’Elysée

En catimini entre gens de bonne compagnie…

Une vraie de vraie, une que l’on n’attend pas,

Qui monte aux barricades, met tout à plat,

Remet l’humain sur le devant de la scène

Nous débarrassons à la fois de la haine,

De ce maudit klaxon des nations,

Et du venin de Nadine Morano.

Je rêve pour une fois de la paix,

J’aimerai tant et tant la sentir

Courir sur ma peau frileuse de tout

Et clamer tout haut, que je suis vivant

En paix avec moi même et les autres…

Frère de mon frère des quatre coins

Du bout du monde et de la porte d’à côté.

 

 

 

 

29/11/2015

LA PSYCHOSE HIVERNALE !!!

La psychose tient en haleine nos villes, nos journaux et nos esprits, elle tend sa toile jusque sur nos paliers. Il neige sur le jura, de ma fenêtre la montagne me paraît encore plus belle dans son manteau blanc, j’entrevois déjà mes petits enfants qui impatientent en se réjouissant d’avance des futures glissades en les pentes enneigées.

La paix avant l’orage me siffle à l’oreille mon voisin de palier, un napolitain à la retraite. Il se sent tout comme moi à l’étroit entre la télé de la voisine qui beugle toute la journée en déversant sa soupe froide et la Julie qu’il feuillète avec une nervosité toute particulière à la recherche de quelques fraiches émotions automnales.

  • Tout le monde se sent en danger me dit-il, nous sommes envahis par le bruit des attentats de paris et la guerre qui se dessine.

Je Poutine aussitôt pour ne pas nourrir son inquiétude. Il fait une moue de la bouche et rentre chez lui déçu de ma prestation de voisinage. J’évite de me lancer dans des explications sur les événement de peur d’être mal compris, mal interprété, jugé : dorénavant dès qu’un musulman parle de l’islam, même que modestement pour se dédouaner ou apporter une pierre à l’édifice de la compréhension, de l’explication intellectuelle, il est taxé d’islamiste fanatique, de menteur, de suppôt de Satan.

La Belgique après la France et maintenant la Tunisie sont tour à tour en état d’urgence, la sécurité avant tout, pour ramener le calme, la sérénité, un semblant de vie.

Tout ce tintamarre sur la sécurité n’empêche pas le regard de mon voisin de virer couleur kaki, quelques, check point se dressent à la verticale et assombrissent ce visage si rieur d’ordinaire.

Et il ne manque plus qu’un climat délétère pour faire de ce futur et féerique mois de décembre un cauchemar.

Une vague hivernale s’abat sur le petit monde à l’abri des intempéries de la planète, calfeutré dans sa bulle à tout épreuve, il se met à douter de sa propre force de persuasion, de sa neutralité.

Il était loin de se douter de ce scénario de nature explosive. « Alerte à la bombe à Lancy, panique générale, tram évacué et route barrée ». Le petit pays se sent mal, il est prêt lui aussi à réduire les libertés individuelles, ce pilier autour duquel s’articulent les droits fondamentaux du citoyen. La démocratie se sent en danger, à son tour, elle vacille sous les coups de butoir d’un ennemi intérieur invisible. Il paraît que même l’arrière pays se sent en danger, la vague déferlante de la psychose se fait méandre. Il y a comme un air de guerre qui plane dans le ciel.

Il est de notoriété publique que la guerre entretient la bourse. Elle ne s’est jamais aussi bien portée depuis les attentats. Les sociétés cotées se sont très bien comportées dit le monde de la finance, malgré ce temps propice au repli et la désinhibition.

La bourse est la seule entité qui n’a pas été atteinte par la frilosité du moment. Et les marchands d’armes se frottent les mains comme jamais.

- Tous ensemble contre la barbarie hurle dame, une verte anti-centrale nucléaire. : Il y a une marche qui se prépare sur le climat du côté de la gare, place des XXII cantons dit-elle depuis son antiquité une deux-chevaux.

- Ouf ! Je respire, je me sens déjà mieux, Genève reprend son train-train quotidien.

Je peux sans danger prendre mon Bircher du matin, prendre le tram où je pourrai vaquer à mes affaires sans sentir ce regard accusateur dans mon dos, ce mal de vivre qui nous terrasse si souvent.

Au loin, les monarques du monde s’organisent pour la riposte, ils n’ont qu’un mot à la bouche la Guerre et encore la guerre.

Daech l’enfant maudit de George W. Bush se moque bien de la guerre, il a eu le temps de faire ses préparatifs, il a été à bonne école.

Et Je sens à la mine défaite du président Hollande que la guerre fait et fera dorénavant partie de notre paysage médiatique, de notre quotidien.

Je crois que je vais mettre ma télé à la cave, au repos, la pause hivernale se précise.

- Est ce que la guerre ! Comme dirait ce cher Charles Péguy va nous précipiter dans les méandres du tout sécuritaire où l’arbitraire ne serait pas exclu où la sécurité primerait sur le droit et les libertés, jusqu’à faire de nous tous, des soldats sans notre consentement.