03/05/2017

CACHER CETTE MALTRAITANCE QUE JE NE SAURAIS VOIR!

La maltraitance est toujours un sujet tabou dans notre société.             Nous ne voulons ni la voir ni l'entendre ni même l'entrevoir parce qu'elle nous dérange, nous interpelle, nous sommes de plus en plus réfractaires à ce sujet et nous,nous murons dans le silence pour ne pas céder à la tentation d'ouvrir enfin les yeux.

mais le pire dans ce scénario, ce n'est pas tant que l'on ne parle pas, c'est la réduction qui en est faite.

La maltraitance serait synonyme uniquement de violence physique et uniquement de ce fait, du coup, on balaie d'un revers de la main toutes les engeances qui y sont associées.

il n'y a pas besoin d'être violent physiquement pour maltraiter autrui, sa femme, ses enfants, l'étranger, le voisin. Et combien de personnes sont maltraités au quotidien dans notre société sans que l'on use de violences à leur égard.

combien de fois, n'avons nous pas vu ou assisté dans nos métiers respectifs à un rabrouement sélectif à l'égard d'un vieux, d'un jeune, d'un étranger à un guichet, une caisse, un contrôle sans usé de violences physiques. quand la voix se fait agressive, la parole irrespectueuse, l'inclinaison même de la personne qui ne peut se défendre s'apparente à une forme de maltraitance, certes subie, mais bien là.

il y a bien pire que la violence physique, c'est la violence souterraine, celle qui ne transparait pas, qui est parfois supputée ne pas faire de mal,  la violence psychique, celle du délit de faciès, l'ignorance de l'autre, comme ne pas répondre à la demande, le renvoyer d'un guichet à un autre, ne pas faire les frais d'une explication appropriée, l'économie de la parole , du geste, de la main tendue rassurante sous prétexte de manque de temps, de rythme de travail infernal etc.

Un résident sur quatre serait victime de violence en Ems en suisse! selon une récente étude.

Mais combien d'entre eux sont victime de violence non physique, mais psychique?

il serait intéressant de se poser la question et d'y chercher la réponse, ceci nous donnerait les moyens de bannir ces comportements d'une structure qui est censée protéger les personnes physiquement dépendantes.

il serait intéressant d'en faire une étude approfondie, afin de sensibiliser dès leur formation les personnes qui seront amenées à s'occuper des personnes âgées et aussi nos chers politiques qui sont si souvent plus accaparés par leur carrière que par le bien d'autrui.