22/04/2016

NOTRE BELLE HYPOCRISIE OCCIDENTALE

image.jpegNous fomentons des guerres dans leur pays, nous destabilisons leur région, nous les poussons à l’exode et nous les exposons à notre vindicte et à celle de leur père dictateur, que nous avons sciemment installer au pouvoir pour mieux les gérer, les contrôler et lorsque image.jpgcelui-ci dérape, nous tourne le dos comme toujours, nous envoyons nos sbires, nos bombardiers faire le ménage.

Et alors que le conflit n'a pas encore trouver une fin, nous mettons nos pièces sur l’échiquier pour un futur image.jpegproche, en finançant leur futur martyre, leur mort annoncée et leur amertume envers nos sociétés.

Nous dévastons leur terre, leur ville, leur maison, nous les poussons au désespoir et nous, nous étonnons, qu’ils viennent à nous, quémandant une aide par milliers vers nos belles démocraties vertueuses, qui les ont tant et tant fait rêver. Certes, nous donnons des leçons au monde entier, alors, que nous sommes dépourvus d’humanité.

Nous profitons de leur désarroi, de leur misère pour installer nos bases de profit, en exploitant les gisements de leur pays et quand nous avons tout extirper des entrailles de leur terre, nous leur laissons des trous béant, des cicatrices visibles que du ciel.

Nous leur créons des besoins inutiles, des rêves et nous leur fourguons nos vestiges, nos vieilleries, nos polluants ustensiles, nos ex-machina.

Et quand ça ne suffit pas, nous leur donnons des leçons de culture: Messieurs, tout cela est vieillot, voyez nos machines, nos ferments, nos graines, elles sont plus résistantes aux maladies, aux insectes, aux parasites. Nous leur vendons nos petites graines transgéniques, qui ne peuvent acheter que chez nous, ça va de soi, tel est le prix à payer.

Nous leur créons des besoins, des dettes pour mieux les domestiquer. La domestication se fait en douce, par dose homéopathique, Et nous les dopons à coup de millions pour en récupérer des milliards.

Nous allons même leur donner des leçons de savoir vivre, sur leur choix vestimentaire, leur culture, leur mœurs, nous savons ce qui est bon et mauvais pour eux.  

Nous leur donnons que peu de choix, puisque nous savons par nature ce qu’il leur faut, ce qui bien, ce qui est mauvais pour leur santé, leur spiritualité, leur économie. Nous leur prônons la liberté tout en distillant dans leur esprit ce néo libéralisme institué, ce néo colonialisme invisible aux bras tentaculaires, qui ne laisse rien au hasard.

Nous les affamons à perte et profit, nous spéculons sur les denrées, sur leur garde-manger afin d’asseoir notre pouvoir et leur dépendance.         Nous en faisons des êtres addictif de nos modes de vie et de nos besoins inutiles, en leur vendant du vent.

Alors, quand ils finissent par ingurgiter nos restes, nos déchets, nous les mettons à l'amande en élevant des barrières, des grillages à nos frontières. Nous installons des frontières uniquement à leur intention, nous les laissons pourrir dans les camps, nous les laissons mourir en mer, nous les Moise charlatans et trompeurs, insensibles à l’exode d'un peuple.

Nous les renvoyions vers la misère et une mort certaine, pire encore, nous payons pour que d’autres fassent ce boulot dégueulasse à notre place.

Et nous, nous vantons d’être des humains, des démocrates, les gens empreint de liberté et de justice. Nous mettons des masques pour ne pas respirer les odeurs nauséabondes de nos pesticides pratiques, nos divers optimisation fiscale, ces Panama-Papers, qui ruinent leur économie.

Nous construisons des tours de Babel pour nous protéger de nos semblables et nous les laissons mourir en bas de nos tours, dans nos abimes ténèbres.

Ils meurent par milliers sur les routes de l’exil, dans la mer emportés par l’espoir d’une vie meilleure et nous leur fermons nos portes au nez.

Et nous oublions du coup, l’organe qui palpite sous nos poitrines, ce muscle qui nous tient en vie et qui devrait de par sa nature nous rendre plus humain, plus proche, plus solidaire de cet autre qui nous ressemble, cet autre (hôte) qui vient à nous comme un frère viendrait au devant de son autre frère. Allons-nous garder le silence, nous taire devant la mort annoncée de nos Abel frères.

Commentaires

"NOTRE BELLE HYPOCRISIE OCCIDENTALE"

C'est vrai.

Cependant il n'y a pas que cela. Or, j'ai l'impression que vous ne voyez que cela. D'ailleurs, très probablement vous n'allez pas publier ce commentaire, comme souvent il m'est arrivé chez-vous. C'est dire que vous pêchez (d'une certaine manière) de ce que vous critiquez.

Écrit par : Daniel | 19/04/2016

Nous?

Écrit par : Charles | 19/04/2016

Nous.. c'est qui ? On a pas de pétrole, on a pas de soleil, on n'a qu'une femme et elle est notre égale, on a pas Hall-ah qui décide de tout et on se démerde c'est peut-être pour ça qu'on ne se victimise pas. "Votre belle culpabilisation orientale".

Écrit par : norbert maendly | 19/04/2016

Nous! C'est l'occident moralisateur.
Nous n'aimons pas que la vérité soit dite, alors je l'a dit et je persiste et signe...

Écrit par : Mkenzi | 19/04/2016

"Nous n'aimons pas que la vérité soit dite, alors je l'a dit et je persiste et signe..."

Oui, encore vrai. Reste que votre vérité n'est qu'une vérité à moitié. En effet, vous oubliez que la responsabilité n'incombe pas qu'au occidentaux. Il y a quand même une part de responsabilité de leur destin chez ces peuples qui se déchirent ainsi. Vous ne pensez pas ?

On dirait que vous ne voyez pas ce qui vous déplaît de percevoir. Je dis bien "on dirait". Si c'est le cas, faudra commencer par balayer devant sa porte. Vous ne croyez pas ?

Écrit par : Daniel | 19/04/2016

Monsieur Mkenzi je vous respecte de dire ce que vous pensez être la vérité mais ne pensez vous pas que chacun de nous a la sienne ? Et même si la votre est plus vraie que la mienne, ce n'est que la vérité. C'est en changeant soi-même qu'on change le monde pas en se victimisant sans cesse et c'est par l'exemple qu'on convainc pas par la violence.

Écrit par : norbert maendly | 19/04/2016

Je ne vois pas de violence dans mon texte ni même de l'irrespect ...
J'assiste comme vous à la violence faite aux femmes,enfants et hommes qui fuient la guerre et les massacres dans leur pays dévasté par la tyrannie des tyrans, qui étaient pas très longtemps nos amis, nos meilleurs alliés. Je dis nous, parce que je vis en Europe et que je me considère responsable de ce drame autant qu'un natif. Je vois comme vous les grillages, les barrières , les murs que nous construisons pour nous protéger, alors que nous avons une responsabilité du fait de ce que nos sociétés font en notre nom dans ces pays. Et je ne dis pas que ma vérité est vôtre. Je n'ai pas cette prétention. C'est la mienne et je ne réfute pas la vôtre, qui vous appartient, comme la mienne n'appartient qu'à moi...

Écrit par : Mkenzi | 20/04/2016

en voici une autre de vérité et bien vécue ! on a eut des vagues d'exilés de gens venus s'installer en Suisse et qui dès 1930 ont dû repartir pour y raisons et ont été obligés de laisser leurs enfants en Suisse
Pour quelles raisons exactes encore aujourd'hui personne ne sait
Malheureusement la descendance a voulu re-créer un semblant de famille unie mais en se mariant avec des gens d'une autre confession et bien croyez le ou pas mais rien ne marche,la déchirure initiale n'a jamais pu être colmatée
Aussi j'en suis arrivée à dire tout simplement ce qui est écrit ne peut être changé malgré des tonnes de bonne volonté ce qui doit arriver arrive qu'on le veuille ou pas
Ce qui confirme aussi une phrase lue je ne sais plus dans quel livre ou média et qui disait la descendance des exilés ne se sentira bien à nulle part
Cette phrase expliquerait elle en partie du moins pourquoi les Roms et autres voyageurs éternels sont sans cesse en route ?
Très belle journée pour Tous

Écrit par : lovejoie | 20/04/2016

"Ce qui confirme aussi une phrase lue je ne sais plus dans quel livre ou média et qui disait la descendance des exilés ne se sentira bien à nulle part "

Il faudra arrêter de fumer la moquette "lovejoie".

Si ce que vous dites c'était vrai, les êtres humains, ne seraient jamais sortis de leur berceau, l'Afrique, pour peupler la planète entière. Il ne faut pas confondre les êtres humains avec des plantes exotiques, lesquelles ne peuvent pas vivre en dehors de leur environnement naturel et ont des racines. Et même les plantes s'adaptent à des nouveaux environnements. Des exemples: les pommes de terre, qui viennent des régions arides et montagneuses de l'Amérique du Sud, comme les tomates.

Je suis sûr que vous mangez volontiers des deux.

Alors laissez les gens tranquilles s'installer où ils peuvent. Essayez un peu d'empathie. Hein ?

Écrit par : Daniel | 20/04/2016

@Daniel votre réponse sent la scientologie à plein nez!

Écrit par : lovejoie | 20/04/2016

@ lovejoie,

Votre flair est flétri on dirait...

Écrit par : Daniel | 20/04/2016

MKenzi, votre billet ne fait que renvoyez à un "Nous" au collectif indéterminé

votre besoin d'un responsable d'une situation de crise où vous vous positionnez victime

vous ne faites qu'utilisez l'outil amalgame d'historiques & de politiques
dans l'objectif d'atteindre votre cible et légitimer votre accusation lancée à la volée

problème de votre raisonnement: cet humain collectif que vous que vous accusez d'être source de tous maux n'a jamais été homogène et pour cause

votre note navigue entre les jeux de l'émotionnel et des manips argumentaires politiques faute d'être fondées sur de vrais arguments philosophiques ou idéologiques


bref: selon le titre "hypocrisie...", cela reste 1 exercice de comm de would-be politicien

Écrit par : divergente | 21/04/2016

Il faut regarder la réalité du monde. La dette grecque permet à l'Europe de faire le gendarme et de domestiquer le peuple de ce pays"vous vous pliez aux directives où basta l'aide financière ". L'Afrique est déjà sous tutelle et marche à la chicote. Certains sont sous perfusion en attente d'une mort , alors que leur sol est riche en matière, qu'il ne peuvent exploiter. La patente appartient aux multinationales. En cas d'erreur le FMI fera le reste pour les mettre à genoux.
Et dans le fond les réfugiés s'ils étaient de gentils blancs, ils seraient les bienvenus, mais malheureusement , ils sont noirs, arabes , là est la grande différence. Regardez comment , ils meurent en mer , parfois dans l'indifférence .

Écrit par : Mkenzi | 22/04/2016

Pour reprendre le raisonnement des musulmans lors d'attentats:
"Pourquoi devrais-je m'excuser et me sentir responsable pour des faits auxquels je n'ai en rien participé? La Suisse n'a jamais colonisé personne - moi non plus - elle ne bombarde pas la Syrie - le Français moyen non plus - le chaos en Lybie, c'est peut-être tout la faute aux Américains, mais en quoi cela nous concerne-t-il, du point de vue de la responsabilité ?"

Je ne me souviens pas très bien, mais la crise en Syrie a commencé avec le Printemps arabe. Contrairement à la Tunisie, p.ex. Assad ne s'est pas laissé déboulonner. Alors en quoi l'occident est-il responsable?

Ce serait de notre faute si les migrants se noient. Vous semblez ignorer que l'UE consacre beaucoup d'effort et d'argent à sauver des gens en mer, alors que personne -chez nous -ne les encourage à se lancer dans une dangereuse traversée.

L'Europe n'accueille pas de réfugiés.... Pourtant, on ne parle que de ça. Au hasard: vous-même : êtes-vous né ici, n'avez-vous pas été accueilli par ce pays sur lequel vous semblez cracher avec délectation?

Enfin que devrions-nous faire, selon vous, pour expier notre noirceur? Surtout que quand l'Occident n'intervient pas, on le lui reproche aussi.

Écrit par : Arnica | 23/04/2016

Le "nous" me pose un vrai problème.
En lisant le texte , il me semble qu'il y a comme un immense amalgame. Plusieurs commentateurs ont posé la question de la définition de ce "nous".
Il semblerait donc qu'il s'agisse de l'ensemble des Européens.
Comme si chaque nation, chaque habitant d'Europe était co-responsable et solidaire de décisions politiques ayant été prises à Washington, Riyad ou Damas en plus de Paris, Bruxelles et Berlin.
Est-ce que ça ne fait pas un peu beaucoup ? Et cela impliquerait que les dirigeants des pays non-européens seraient des sortes d'irresponsables, qui n'ont jamais commis des erreurs et n'ont cherché que le Bien absolu, sans arrière-pensées ?
Nous savons pertinemment que la diversité des opinions et des implications en Europe est très variable. Beaucoup d'Européens ne sont pas du tout fiers de leur gouvernement, ni des Europhiles béats.
S'il y a bien un continent , où l'expression des mécontentements est totalement toléré et exercé, c'est bien en Europe.
Le postulat de base est "nous sommes mauvais et depuis longtemps, les maîtres du monde par la violence et la duplicité."
Ce qui implique que l'accueil sans conditions pourrait être une sorte d'acte de contrition minimal.
Que d'augmenter très rapidement le nombre d'habitants à travers l'Europe serait une mesure de nature à nous laver des pêchés, dont certains ont été commis par des non-Européens, mais qu'importe !
Selon vous et votre texte, c'est à nous (Européens) de trouver des solutions, afin d'augmenter le nombre d'habitants de nos pays, en assurant de bonnes conditions à tous. A nos dirigeants de trouver la pierre philosophale ( et vite !), qui empêchera nos propres déshérités de se sentir encore davantage délaissés et frustrés. Sans cela, nous ne ferions que prouver notre incurie et hypocrisie collective.
J'ai la manie du concret, du faisable, de l'épreuve de la réalité.
Notre pays est habité à 25 % par des personnes n'ayant pas le passeport suisse. Parmi les 75% restants, certains sont des naturalisés. Je pense sincèrement, que la Suisse n'est pas un pays fermé, puisque nous avons réussi, à accueillir tous ces gens dans des conditions humainement pas en dessous de tout. ( Je dis "nous", parce que je fais partie des étrangers naturalisés de longue date et à un jeune âge.)
Essayer de culpabiliser les lecteurs n'est pas de nature à faire passer votre message, qui se base certainement sur l'envie de réveiller des consciences.
Nous, les citoyens ordinaires, sommes déboussolés, inquiets, impuissants, touchés, perplexes, méfiants, révoltés frappés de stupeur et souvent pour des raisons opposées. Certains sont tout ça à la fois, d'autres seulement en partie.
Et qui ne le serait pas, dans une situation aussi complexe, opaque et tragique ?
Chacun exprime ses opinions à sa façon, vous de la vôtre, Moi de la mienne. Nous sommes à la fois "nous", mais aussi "vous" et "je" et je n'ai pas tout à fait la même opinion que vous.

Écrit par : Calendula | 23/04/2016

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