04/04/2016

BONJOUR! la gauche moribonde.

      Un petit feu de paille couve sous les jonquilles pour annoncer le printemps, alors que la rentrée politique de notre extrême gauche genevoise se fait dans la délation et les petites querelles intestines. Il n’y aura pas de fête du printemps dans la tête délirante de nos paranoïaques mécènes de la gauche plurielle. Et j'ai bien peur qu'il faille s’attendre au pire dans les mois à venir.

      J’ai tendance à noircir le tableau malgré moi, j’ai encore en esprit le dernier scénario, mais là, je crois que c'est la grande tuque tricotée main avec le pompon et pas seulement rouge.

      Si ça continue, il va falloir bientôt mettre une cagoule ou un voile pour s’identifier parmi et d’entre les justes : Chassez le naturel, il revient au galop. Il faudra bien plus qu’un Hans Brinker pour palier à l’implosion.

      Nos chères tendres têtes chauves vont se donner à cœur joie, se faire une guerre d’enfer, se battre à la hauteur de leur espoir de briller au firmament de l’obsession publique du pouvoir. Le serment Trotsky- stalinien, syndicaliste ne fera pas l’affaire cette fois ci et les bonnes œuvres de la réconciliation n’y feront rien. C’est peine perdu... A moins que les bien pensants de cette gauche se laissent à aller à la reconstruction du contrat social.

      Il y a encore de l’espoir nous disent-ils en se déchirant. Mais moi, j’ai de la peine à dire Nous, pour me faire à cette idée de descendre dans l’arène une unième fois pour se faire biffer une fois de plus par cette gauche qui n’a plus d’ouvrier en son sein, mais qui se gargarise de faire partie de la classe ouvrière. «  Ma petite entreprise fait le Buzz malgré la crise », les patrons au secours de la Gauche, ça ne s’invente pas, regardez les ! Ils seront bientôt tous représentants de la classe ouvrière, alors que dans les commissions, ils enterrent la voix du peuple, ils mettent fin au espoir des vieux en crucifiant sous le blabla des tonnes de pétitions.

      Il faudra plus qu'un Nous pour refroidir les ardeurs des chiens de garde, maquerelle en sainteté dans le haut pavé des groupuscules. Il faudra plus qu'un Nous pour éteindre la Babel impie des langues enflammées qui distillent la déraison, quant ce n’est pas le poison de la haine. Souffrance avérée ou pas, complot en sourdine, silence et calcul, la facture sera lourde de conséquences. Alors, j’hésite à pousser dans la fosse commune les derniers vieillards atteints du syndrome du glissement si indéfectible, si imperfectible, si tranché par nature chez nos leaders, qui rempilent pour se distinguer des retraités, qu'ils assomment de bals musette.

     A ce panthéon chacun veut un siège pour le maître du céans, alors qu’il n’y a en ce lieu que mort, déchéance et tombe.

     Les étoiles ne pâliront pas pour autant dans le ciel et la voute céleste ne nous tombera pas sur la tête comme chez nos voisins de Gaule. Le ciel est limpide et l’oracle ne prédit ni aventure sereine ni temps radieux dans le futur chez la race des seigneurs ni même chez les gueux, ces amoureux du terrain en friche et de la biodiversité.

     Il faudra faire avec ce que la vie nous donne comme projet et rien de plus, pas la peine de s’éreinter à vouloir concilier l’inconciliable. Alors pour une fois, chers camarades : Déchirez-vous, Étripez-vous, mais sans Nous !

             

Commentaires

La gauche plurielle est un ramassis d'intellos totalement déconnectés d'une base qui a, depuis longtemps, migré ailleurs.
On assiste, plus ou moins béats, à un combat des chefs de personne, une démonstration radicale de l'autisme de ces représentants pourtant élus qui se gargarisent de leur bien-pensance.
Pas même pathétique, juste distrayant.

Écrit par : Pierre Jenni | 04/04/2016

La mondialisation ne créent-elle pas une nouvelle effarante tour de Babel avec métissage, chocs et entrechocs de cultures?

Responsable durant sept ans d'un centre de contact à l'intention de personnes en recherche d'emploi j'ai noté de la part de ces personnes, hélas, la plupart, au moment de l'épreuve, le plus pénible à vivre, un langage social évident mais une fois un emploi retrouvé disparition de tels "militants"... ce qui revient à dire que les petits chefs de parti ne sont ou ne devraient pas être les seuls à être dénoncés.

Une mentalité égoïste dépourvue de solidarité en aucun cas ne concernant que les élus au pouvoir.

Chacun d'entre nous.

On me permettra d'ajouter qu'en même temps qu'on crache désormais sur ce qui de près ou de loin évoquerait le christianisme on jette, bébé avec le bain, par-dessus bord ce qui était le fond ou la raison d'être de cette religion: le souci de l'autre comme de soi-même... le souci de soi-même comme de l'autre

souci suivi d'action solidaire et, de la part des religieux et bénévoles désintéressé puisque "pour l'amour de Jésus"!

On aurait pu souhaiter simplement que le souci pris de l'autre ne se fasse plus pour l'amour de Jésus mais simplement par égard pour la personne elle-même.

En même qu'imaginer que les musulmans compare notre mode de vie, pour le meilleur, la qualité et se laisse imprégner et transformer (statut des femmes ou charia aux orties, notamment.

Les accoutrement vestimentaires, tous, au musée.

L'amour, les sentiments profonds sont au fond du cœur.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/04/2016

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