26/07/2014

COHEN ET MOI

 

Elle s’appelle Cohen et moi Mohand

Elle vivait à Champel et moi carouge,

Toute rencontre n’était que fortuite

Et pourtant…

Elle sortait du théâtre et moi du bar

Elle se hâtait pour prendre son tram

Et moi bien sûr, je regardais les étoiles,

Et pourtant…

Le choc fut fatal, je vous passe le détail,

Je pris les bastions, elle prit le portail,

Tout cela aurait été banal et sans mal,

Et pourtant…

Elle se prit d’un fou rire et moi également

Je l’invite au bar pour détendre l’atmosphère,

Please ! Un thé chaud et un pastis por favor !

Et si…

Le garçon était espagnol et la serveuse anglaise,

Casanova se fit rebelle et moi simple mortel

Bras dessus, bras dessous au bras de la belle

Je fis une entrée bancale…

Depuis on se voit tous les soirs après le théâtre

Je l’accompagne comme son ombre jusqu’au bar,

On refait le monde jusque tard, tard dans la nuit

Puis nous rentrons, elle à champel et moi à carouge

Si, Si !...

Je vous rassure.

Bien sûr, elle vient de Marseille et moi de Nanterre,

Nous avons mis tous nos différents dans un cercueil

Nous prêchons pour deux états sur une même terre,

 Avec des frontières sures et plus l’ombre d’un mur.

00:05 Écrit par Mkenzi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | |

22/07/2014

A NOTRE DAME DES PÂQUIS

* "un peu d'humour dans cette actualité morose".

 

Dans la nuit chaude-pastel

Je fais la belle dans la ruelle.

Il y a du monde au portillon,

Mais pas assez de canon.

Il faut garder la tête froide

Et faire le deuil des yeux.

Je vois un qui rapplique,

Avec un grand corps vénal

Je sens que ça va faire mal.

C’est la ritournelle du désir,

Si tu veux, je te fais plaisir,

On monte à la loge-violon

Que je parcoure à tâtons.

Il sort son wistiti du bocal

Ça m’la coupe, j’ai un râle

Le gorille n’a rien, que dalle.

Il ne faut pas toujours croire,

Que la vie d’une pute est banale.

Pas le temps de faire de la philo,

Une bonne, bonne douche froide

Et me voilà bonne pour le service,

Le client est roi et votre servante

Est sa bonne.

Je me dis parfois quand j’imagine

Une autre vie hors de la turbine,

Dans un monde souple et parfait

Loin des tracas et des combines

Qu’à votre seigneurie, il en plaise

Ainsi qu’à Marie d’entre les belles,

Sous d’autres cieux plus cléments

On me dresserait bien des chapelles.

 

 

 

 

21/07/2014

Autodidacte et sans parti

A ceux qui traitent l'autre d'intégriste, islamiste et censeur etc...

Ils voudraient bien me mettre en cage,

Tenir un bon discours qui soit à la page.

Je voudrai bien être fier de ma singularité

Mais pour cela, il faut jouir d’une liberté.

Ils veulent, que je me conforme aux usages,

Faire une tonne de lèche et rester bien sage

Et pardessus tout, Ô miracle tenir sa place.

Pas de grande discorde sur la fine interface,

Là où tout le monde s’encule sans panache.

Dans mon gourbi ou tout lâche sans tâche,

La vermine du front vient faire son Crash.

Je n’ai pas de missile à dispos ni de canadair,

Mais, je leur en filerai bien un Canada dry.

Puis comme, il faut oser remettre le son

Et ne pas faire dans l’éternel canasson

Au service du petit candidat président.

Je persiste et signe dans la déraison

 Pour ne pas faire parti de ces cons.


15:40 Écrit par Mkenzi dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | |